L'Europe, le placebo d'Anderlecht
Florian Holsbeek
Florian Holsbeek depuis Anderlecht
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Anderlecht écrase Mayence et garde la tête du groupe C

L'Europe, le placebo d'Anderlecht
Photo: © photonews

Face à un adversaire coriace, qui au final aura eu plus d'occasions, les Anderlechtois se sont largement imposés et restent donc en tête du groupe C de l'Europa League. Moribonds en championnat, les mauves se sont soignés sans vraiment changer quelque chose.

Après la couac gigantesque de Waasland-Beveren, René Weiler effectue quelques changements. Chipciu et Kara sont de retour de blessure, Olivier Deschacht reprend sa place dans l'axe de la défense, célébrant pour l'occasion son 566ème match sous le maillot des Mauves et Blancs.

Que d'erreurs défensives...

La rencontre commence bien pour le Sporting d'Anderlecht, avec un buteur qu'on n'attendait plus: Nicolae Stanciu. Exilé sur la droite, le Roumain centre (ou tire), Lössi est battu au premier poteau (1-0, 9'). Ce coup de chance sera-t-il le vrai départ du transfert phare de l'été? L'avenir nous le dira, mais à partir de cette minute, la défense d'Anderlecht va commettre beaucoup d'erreurs.

Nicolae Stanciu vient d'ouvrir son compteur but sous le maillot du Sporting d'Anderlecht

Roef et Kara ne parlent pas, le Sénégalais dégage en corner, corner qui aurait pu être punitif si la tête de Cordoba avait été plus précise de quelques centimètres. Mais ce n'est pas terminé, car c'est ensuite Deschacht et Kara qui vont au duel sur le même homme, laissant ce même Cordoba frapper au-dessus. Tout cela est sans conséquence jusqu'à la remise dans l'axe de Sowah suite à une rentrée en touche. Cette fois, De Blasis ne manque pas l'occasion d'égaliser, même si Davy Roef touche le ballon (1-1, 16').

Bis repetita

La rencontre rentre alors dans une période bizarre: les Allemands gardent le ballon, comme si le nul était une bonne chose. Les Anderlechtois eux continuent le festival des pertes de balle, jusqu'au réveil des Roumains. Chipiciu profite en effet d'une récupération de balle de Sowah pour déborder, centrer en retrait pour Stanciu, ce dernier ajuste Lössl d'une belle frappe croisée (2-1, 40').

Davy Roef n'a pas été très rassurant lors de la première période

La deuxième période reprend avec les mêmes acteurs, mais malheureusement encore avec les mêmes errements défensifs. Olivier Dechacht perd bêtement le ballon, laissant Yunus aller servir De Blasis, mais cette fois l'Argentin manque son duel avec Roef. Acheampong perfore alors la défense adverse avant de servir Stanciu. Si le centre du Roumain est repoussé, la frappe de Youri Tielemans est elle superbe et trompe le gardien allemand (3-1, 62').

Anderlecht recule, Roef assure

René Weiler rentre alors dans une configuration bien plus défensive, avec l'entrée de Badji à la place de Stanciu. Du coup, Anderlecht recule et Yunus le bien nommé se procure deux belles occasions dans le rectangle adverse. Heureusement pour Davy Roef, qui sauvera les meubles sur une frappe à bout portant de Cordoba quelques secondes plus tard', les tirs sont toujours trop enlevés.

Par contre, l'inévitable Teodorczyk va planter son petit but sur corner avant que Bruno ne vienne clore les débats (4-1 et 5-1, 89' et 91').Clore? Non, car dans cette fin de match complètement folle, le Polonais va même inscrire un doublé sur penalty (6-1).

Le Sporting s'impose donc largement, garde la première place du groupe C et aura bien digéré la défaite de Waasland Beveren. Sans vraiment faire de révolution, René Weiler a soigné son équipe. Si le palmarès ne fait pas gagner les titres, le football offensif panse bien des plaies.

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