Retour sur les Mondiaux des Belges : nouvelle déception en 1938, l'Italie fasciste triomphe
Jordan Horwood
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Retour sur les Mondiaux des Belges : nouvelle déception en 1938, l'Italie fasciste triomphe

A quelques mois du début de la Seconde Guerre Mondiale, la troisième Coupe du Monde s'est déroulée en France dans des conditions à nouveau particulières. Elle n'a pas plus réussie aux Belges.

Toujours avec les refus de l'Angleterre (qui ne reconnaissait pas la FIFA) et de l'Uruguay, cette Coupe du Monde s'est jouée entre quinze nations. L'Argentine, l'Espagne et bien d'autres nations avaient déjà déclaré forfait, c'est l'Autriche qui devait se retirer en dernière minute.

Cela s'explique par Anschluss (l'annexation de l'Autriche par l'Allemagne nazie). Certains Autrichiens avaient donc renforcé les rangs allemands. La Suède a donc commencé son tournoi en quarts de finale, en pouvant écarter Cuba sur le score de 8-0.

Ce tournoi fut aussi marqué par le salut fasciste des Italiens, futurs vainqueurs, en quarts de finale face à la France. Benito Mussolini avait orchestré tout cela, cela avait rendu le climat nauséabond. En recevant le trophée, le capitaine Giuseppe Meazza, légende de l'Inter Milan, a également répété ce salut fasciste devant le président français. Sans oublier que la croix gammée apparaissait sur les maillots allemands et que le salut hitlérien était également respecté par nos voisions.

Le parcours belge

Pour la troisième fois en trois participations, les Diables tombaient d’entrée. Cette fois, c’était face au pays organisateur en huitième de finale (il n'y avait pas de phase de poules).

A Colombes, les Bleus prenaient un avantage de deux buts après un quart d’heure de jeu. Les Belges réduisaient l’écart avant le repos, mais Jean Nicolas, la machine à buts du FC Rouen, qui avait déjà trouvé le chemin des filets, nous enfonçait en fixant le score à 3-1.

La composition belge : Badjou - Paverick, Seys - Van Alphen, Stijnen, De Winter - Vanden Wouwer, Voorhoof, Isemborghs, Braine, Buyle

Finale

Si elle est passée de justesse face à la Norvège en huitièmes de finale, l’Italie s’est hissée en finale grâce à des belles victoires contre la France puis le Brésil de Leonidas (sept buts). Opposée à la Hongrie en finale, au stade olympique Yves-du-Manoir de Colombes, la Squadra Azzurra a remporté sa seconde Coupe du Monde, quatre ans plus tard après la première.

L’Italie s’est imposée 4-2 avec des doublés de Colaussi et Piola.

Figure-clé : Hendrick Isembhorgs

Le seul but belge du tournoi fut inscrit par l’attaquant-fétiche du Beerschot. Champion de Belgique quelques semaines plus tôt, l’Anversois était dans la forme de sa vie. Il a confirmé la saison suivante avec un second titre remporté par le club du Kiel. Diable Rouge à 16 reprises, Isembhorgs a inscrit huit buts. En championnat belge, il a totalisé 175 buts en 254 parties.

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