Un seul joueur né au pays : Curaçao peut-il surprendre au Mondial 2026 ?
Photo: © photonews
Curaçao disputera cet été la première Coupe du monde de son histoire. Parmi les 26 joueurs sélectionnés par Dick Advocaat, un seul est né au pays. Il s'agit de l'ancien Brugeois Tahith Chong. Focus sur cette petite île d'à peine 156 000 habitants, qui sera au rendez-vous du Mondial 2026.
Avant toute chose, intéressons-nous au pays en tant que tel. Curaçao est une île des Petites Antilles, située dans les Caraïbes, au large des côtes du Venezuela. Depuis la dissolution des Antilles néerlandaises, le 10 octobre 2010, Curaçao possède le statut de pays constitutif du Royaume des Pays-Bas.
L'île dispose de son propre gouvernement et de son propre parlement. Elle reste malgré tout liée au Royaume des Pays-Bas pour certaines compétences régaliennes, notamment la défense et les affaires étrangères. La capitale du pays est Willemstad. Les langues officielles de Curaçao sont le néerlandais, l’anglais et le papiamentu (ndlr : une langue créole parlée dans les Caraïbes, notamment à Curaçao, Aruba et Bonaire). À noter que l'espagnol est aussi très largement parlé en raison de la proximité géographique avec le Venezuela.
Maintenant que vous savez tout cela, parlons de l'équipe nationale de Curaçao. Fondée en 1921, la sélection est affiliée à la FIFA depuis 1932 mais n'avait jamais réussi à décrocher un billet pour une Coupe du monde avant cet été. La nation a profité de l'élargissement à 48 équipes pour s'immiscer dans le tournoi.
Comment Curaçao s'est qualifié ?
Curaçao s'est qualifié pour la Coupe du monde 2026 en restant invaincu dans les qualifications de la Concacaf. La nation s'est imposée contre la Barbade (4-1), Aruba (0-2), Sainte-Lucie (4-0) et Haïti (1-5) lors du deuxième tour et s'est donc qualifiée pour le troisième tour.
Au tour suivant, les hommes de Dick Advocaat ont été versés dans un groupe bien plus relevé composé des Bermudes, de Trinité-et-Tobago et de la Jamaïque (groupe B). Ils ont malgré tout finalement terminé premiers de ce groupe (12 unités) devant les Jamaïcains (11 unités). Victorieux à l'aller sur le score de 2-0 face aux Reggae Boyz, les Curaçaolais ont validé leur billet pour la Coupe du monde 2026 en réalisant un partage sur un score nul et vierge au retour (0-0), qui plus est au Jamaica National Stadium. L'équipe est parvenue à ne concéder aucun revers en dix matchs de qualifications.
Que peut-on attendre de cette équipe de Curaçao au Mondial ?
La nation figure dans le groupe E aux côtés de l'Allemagne, de la Côte d'Ivoire et de l'Équateur. Malgré sa superficie de seulement 444 km², soit près de 70 fois moins que la Belgique (30 688 km²), Curaçao dispose d'une équipe ambitieuse en raison du nombre de joueurs binationaux présents dans l'effectif. Comme déjà précédemment expliqué, 25 des 26 joueurs ne sont pas nés au pays. Ils sont nés aux Pays-Bas et ont été formés en Europe. Tahith Chong est le seul à être né au pays (ndlr : il a joué à l'Atlétiko Saliña, club du pays, lors de sa formation). L'ancien Brugeois avait joué avec les jeunes des Pays-Bas avant d'opter pour Curaçao.

Jearl Margaritha, auteur d'une très bonne saison avec le SK Beveren en Challenger Pro League, figure notamment dans la sélection. Le joueur à la valeur marchande la plus élevée est Armando Obispo, défenseur central du PSV (4 millions d'euros selon Transfermarkt).
Mais il faut être réaliste, Curaçao part comme le petit poucet du groupe E. Les adversaires ne devront cependant tout de même pas les sous-estimer parce qu'ils pourraient jouer les trouble-fêtes. La nation arrive au Mondial avec le plein de confiance et espère bien surprendre.
Inscrivez-vous maintenant à la newsletter de Walfoot
