Cette fois, il n'y avait pas de main de Dieu, mais Messi : l'Argentine renverse l'Angleterre et va en finale !
Photo: © photonews
La guerre des Malouines a tenu toutes ses promesses entre un combat de rue en première période et une seconde période où l'on a basculé en pleine folie. Et dans le pays du Cap Horn, on sait logiquement affronter toutes les tempêtes, surtout quand le capitaine du raffiot se nomme Lionel Messi.
Ce n'était pas le récital collectif d'une Espagne anesthésiste qui avait endormi une France trop sûre d'elle et passée à côté de son sujet. Non, c'était une vraie bataille sur la pelouse d'Atalanta, un remake de la guerre des Malouines. La revanche tant attendue de la "main de Dieu de 1986". Une bataille où l'irationnel et le mystique se sont invités à un joyeux combat de rue.
Il y avait dans cette demi-finale tout ce qui fait la grandeur d’une Coupe du monde : la tension, les rêves d’un peuple et cette sensation que l’histoire pouvait basculer à chaque instant.
Gordon avait donné l'espoir
Les "Three Lions" ont été les premiers à frapper. Après un début de match équilibré, l’Angleterre a trouvé l’ouverture sur une action rapide et parfaitement construite, à la 55e minute. Tout part d’une récupération haute et d’une transition menée avec intelligence par l’Angleterre. Les "Three Lions" profitent d’un moment de flottement dans le bloc argentin pour accélérer. Morgan Rogers adresse un centre précis dans la surface, où Anthony Gordon surgit pour couper la trajectoire et envoyer le ballon au fond des filets (55e, 1-0).
Touchée mais pas sonnée, l’Argentine a immédiatement réagi. Portée par un Lionel Messi toujours capable d’illuminer les grands rendez-vous, l’"Albiceleste" a repris le contrôle du ballon et multiplié les offensives.
Tuchel fait reculer l'Angleterre
Le tournant du match est sans doute la décision de Thomas Tuchel de faire sortir Anthony Gordon à la 72e pour Konsa. Un changement très défensif qui a permis à l'Argentine d'avoir la balle et de venir par vagues vers le rectangle anglais. Heureusement pour les Anglais, Jordan Pickford se transformait en Gordan Banks l'espace d'un quart d'heure, leur donnant l'illusion que cette fois "It's coming home !"
Pickford se transforme en Gordon Banks
Dès que l’Argentine a accéléré, Pickford a répondu présent. Sa parade spectaculaire sur une tête de Nico González a notamment évité aux Three Lions de sombrer au moment où la pression argentine devenait étouffante. D’un plongeon réflexe, il a repoussé une occasion qui semblait promise au but et a maintenu son équipe dans le match.
Pas besoin de main de Dieu avec le pied de Messi
La pression argentine a cependant fini par payer : après un mouvement collectif de grande qualité, Enzo Fernandez isolé par Messi a remis les deux équipes à égalité sur une frappe lointaine sur laquelle Pickford n'était en revanche pas irréprochable. Le stade d'Atlanta sombrait dans la folie (85' 1-1).
Dans le temps additionnel, l’Argentine pousse avec ses dernières forces. Les Anglais, acculés dans leur surface, tentent de résister aux vagues argentines. Puis Messi récupère le ballon et, avec cette précision qui le caractérise, lève la tête avant d’adresser un centre millémétré vers le second poteau.
À la réception, Lautaro Martinez, entré quelques minutes plus tôt, surgit dans le dos de la défense anglaise. Le buteur argentin prend le dessus dans les airs et place une tête imparable , hors de portée de Jordan Pickford
Au bout du suspense, l’Argentine a trouvé les ressources pour écrire une nouvelle page de son histoire. Lionel Messi a réussi son pari. Il ne reste plus qu'à faire tomber la "Roja" au stade ultime. Quant à l’Angleterre, "It's not coming home". Encore une fois.
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