Réaction Transferts à venir, stade pour l'Europe : les vérités du CEO de l'Union sur les conséquences de l'élimination
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Avec cette élimination au troisième tour préliminaire de la Ligue des Champions, l'Union Saint-Gilloise disputera la phase de ligue de l'Europa League. Quel impact cette issue continentale aura-t-elle sur la saison saint-gilloise et la fin du mercato ? Philippe Bormans nous en dit plus.
Bodø Lufthavn, mardi, vers 22h. Un peu plus d'une heure plus tôt, Philippe Bormans se préparait à une séance de tirs au but, avant que Bodø/Glimt ne finisse par reprendre une nouvelle fois les commandes. La troisième fois. Celle de trop.
Dans le terminal anormalement agité de ce petit aéroport d'ordinaire désert à cette heure-là, l'Union s'apprête à embarquer, déjà, pour le chemin du retour. Au détour de la gate 14, Philippe Bormans livre ses premières impressions sur le dénouement de la soirée.
Des tournants à plusieurs (dizaines de) millions
"C'est très frustrant. Personne ne s'imaginait un match facile ici et on en a eu la confirmation. N'oubliez pas que cette équipe a battu Manchester City, l'Inter Milan et le Sporting Portugal dans son stade la saison dernière. Et il n'y a pas que l'avantage du terrain et des supporters : ils avaient aussi battu l'Atletico à Madrid", rappelle-t-il.
"Malgré ça, on avait les cartes en main pour se qualifier. Tant à l'aller qu'au retour, cela se joue sur quelques phases qui font basculer la rencontre. C'est normal de sortir frustré après un scénario comme ça", explique le CEO unioniste.
Avant ce match au bord de la mer de Norvège, le dernier déplacement européen était ce match au Bayern Munich. L'Union n'y regoûtera pas cette saison, mais ne crache pas sur l'Europa League.
"La Ligue des Champions s'arrête là, mais l'Europa League nous promet également une belle campagne, de nouvelles émotions européennes. L'Union a sa place au plus haut niveau européen, on l'a vu la saison dernière et on va encore le montrer", poursuit Bormans.
La première inconnue de la saison n'en est donc plus une. La deuxième concerne la fin du mercato. La direction va-t-elle s'activer pour recruter de nouveaux joueurs à certains postes ? On pense notamment à la défense, où Ross Sykes manquera à l'appel pour plusieurs mois. Ou sur le côté droit, bientôt orphelin d'Anan Khalaili.
"Là, l'objectif n'est pas de recruter un joueur", tempère Bormans. "Il y en a d'abord qui vont partir. Avant la fin du mercato, on fera évidemment un point ; il peut y avoir des blessures comme celle de Ross. Un ailier pour remplaçer Anan ? Oui, cela pourrait être utile en cas de départ, mais on va déjà voir ce qui se passe avec Anan dans un premier temps".
Et puis, il y a certains cadres, dont l'avenir reste flou. Perdre Kevin Mac Allister ou Promise David serait un couo dur pour l'Union. Doit-elle s'y préparer ? "On verra bien. Dans le football, on ne sait jamais. Nous ne sommes que le 12 août. Il y aura encore des départs. Mais ce groupe ne sera pas impacté par la non-qualification pour la Ligue des Champions dans sa constitution".
L'Union ne déviera pas de sa trajectoire pour autant
Cette élimination en C1 n'est donc pas un obstacle ou un pas en arrière pour le développement économique du club. "Avec ou sans la Ligue des Champions, on sera toujours dans le vert. Ca a été le cas la saison dernière et ce le sera encore cette saison. Parce qu'on réalise des transferts, parce qu'on est en Europe. Bien sûr, les profits sont bien supérieurs encore en Ligue des Champions sont bien supérieurs".
"Jouer la Ligue des Champions la saison dernière a évidemment convaincu certains de nous rejoindre, mais la campagne disputée joue toujours en notre faveur et le fera encore à long terme lorsque les joueurs évalueront l'option de signer chez nous", explique Philippe Bormans.
Reste la question du stade qui accueillera les rencontres unionistes en Europa League. Les Bruxellois ont joué à Ostende la semaine dernière, avaient pris leurs quartiers à Anderlecht la saison dernière, mais pourraient voir le Lotto Park indisponible le jeudi soir. Lors de sa dernière campagne d'Europa League, l'Union avait disputé ses rencontres au Stade Roi Baudouin.
"Rien n'est encore sûr. On jouera peut-être à Ostende, au Heysel, ou même ailleurs. Il fallait surtout savoir quelle compétition on allait disputer, c'est le cas maintenant. On verra dans les prochaines semaines", conclut Bormans.
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