"Ce n'était pas le plan au début de l'été" : Antoine Sibierski à coeur ouvert sur le mercato d'Anderlecht
Photo: © photonews
Antoine Sibierski a vécu cet été son premier mercato comme directeur sportif d'Anderlecht. Il en fait le bilan et revient sur ses premiers mois à Bruxelles dans une grande interview sur les médias du club. Morceaux choisis.
C'est en plein milieu de la fin de saison dernière qu'Antoine Sibierski a débarqué à Anderlecht. Il a trouvé un club en pleine reconstruction, qui venait de se séparer de Wouter Vandenhaute, Olivier Renard et Besnik Hasi.
"Ma première impression ici ? J’avais une certaine idée de ce qu’était Anderlecht en tant que club, avec toute sa grandeur, son prestige, son histoire et son importance. Et cette impression s’est confirmée. J’ai immédiatement compris quelle serait ma responsabilité", explique-t-il sur Mauve TV.
Observer avant d'agir
"J’ai aussi compris que tout cela revêtait une grande importance. J’ai beaucoup observé et je voulais d’abord voir ce qui pouvait être fait, sans intervenir immédiatement. Je voulais aider et je savais qu’il y avait beaucoup de dossiers délicats à régler", poursuit-il.
Le Français ne voulait pas se mettre inutilement en avant : "Il y avait la finale de la Coupe, la quatrième place dans les play-offs… Ce n’était pas à moi d’imposer immédiatement ma façon de faire. Je voulais partager mon expertise, mais surtout observer et voir ce qui fonctionnait bien ou moins bien dans ce club".
Un club en pleine mutation
C'est ensuite qu'il a vraiment pu passer à l'action : "Je voulais rapidement mettre en place un cadre qui me corresponde et qui puisse apporter de l’expérience, tant au niveau des joueurs que de l’encadrement.
Sibierski utilise à cet égard des mots particulièrement tranchants. Il énumère les valeurs qui, à ses yeux, ne sont pas négociables : la discipline, la rigueur, le travail, le respect, la considération et l’humilité. "Je ne dis pas qu’elles n’étaient pas présentes. Mais ce n’était pas comme cela aurait dû l’être".
Des opportunités à saisir
Le mercato a de ce fait été agité, avec pas moins de onze arrivées (sans un seul renfort belge). "Cela a effectivement été extrêmement intense. Beaucoup de choses ont changé. Nous ne voulions pas changer pour le simple plaisir de changer, ni recruter des joueurs juste pour recruter. Il s’agissait de constituer un noyau, un groupe. Avec cohérence et justesse, afin que chacun soit complémentaire".
Des 11 renforts, la moitié est arrivée dans la dernière semaine de mercato : "Ce n’était pas le plan au début de l'été", concède-t-il. "Si on signe 11 nouveaux joueurs chaque été, c'est que j'aurai mal travaillé".
Un noyau équilibré et...même un peu trop garni ?
"Il y a énormément de mouvements et, dans les dernières heures, certaines opportunités sont soudainement apparues alors qu’elles n’existaient pas encore quelques jours plus tôt. Des joueurs se sont retrouvés libres dans les 48 dernières heures du mercato : il faut alors savoir et oser se montrer opportuniste", poursuit Sibierski.
Le noyau n'est-il maintenant pas trop étoffé ? "Nous en avons actuellement 29, dont trois gardiens, mais trois joueurs sont blessés et il y a aussi plusieurs jeunes. L’équilibre est là. La maturité et la compétitivité rendront l’équipe meilleure".
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