Ivan Leko va devoir se montrer prudent : les dessous du début de saison au ralenti d'Hans Vanaken

Ivan Leko va devoir se montrer prudent : les dessous du début de saison au ralenti d'Hans Vanaken
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Hans Vanaken cherche encore sa meilleure carburation en ce début de saison. Et c'est tout sauf anormal. Quatre jours après son premier entraînement suivant ses (courtes) vacances post-Coupe du Monde, le Diable Rouge était déjà titulaire contre l'Union en Supercoupe. Le Club de Bruges doit plus que jamais prendre garde à ne pas le surcharger plus que nécessaire.

Les chiffres montrent clairement à quel point son corps et sa tête sont sollicités. En Jupiler Pro League, Vanaken a disputé 3 367 minutes la saison dernière, réparties sur 39 rencontres. La saison précédente, il avait joué 3 445 minutes en 39 matches de championnat. En 2023-2024, il avait disputé 3 349 minutes et, en 2022-2023, même 3 574 minutes. Cela fait donc quatre saisons consécutives durant lesquelles il a évolué autour ou au-dessus des 3 300 minutes en championnat.

Des chiffres impressionnants

Et cela ne tient même pas compte de la lourde charge européenne de la saison dernière. Vanaken a disputé dix matches de Ligue des champions, pour un total de 900 minutes. Il a ensuite rejoint les Diables Rouges pour la Coupe du monde. Il y a joué cinq rencontres et accumulé 314 minutes, jusqu’en quarts de finale contre l’Espagne.

Autrement dit, le Club n’a pas entamé cette saison avec un Vanaken reposé. Il a à peine eu le temps de tourner la page. Alors que ses coéquipiers pouvaient prendre des vacances, lui devait encore terminer une Coupe du monde. Et tandis que le Club lançait ensuite une nouvelle saison, Vanaken devait immédiatement redevenir l’homme autour duquel le milieu de terrain s’articulait.

Un nouveau milieu de terrain, qui ne fonctionne pas encore parfaitement

C’est peut-être l’explication la plus intéressante de son début de saison en demi-teinte. Vanaken ne doit pas simplement retrouver sa condition physique : il doit aussi s’adapter à un Club Bruges différent.

Avec Freddy Potts et Hugo Vetlesen à ses côtés, le milieu de terrain est composé différemment que lors de nombreuses saisons précédentes. Vanaken ne doit plus tout relier exactement de la même manière, mais il doit encore trouver quelle est sa meilleure position dans cette nouvelle configuration.

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Virgili Jan - Vanaken Hans
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Cela se remarque surtout lorsque le Club est mis sous pression. Ces dernières années, Vanaken était souvent le joueur capable de calmer une période difficile, de trouver un joueur démarqué ou de changer le rythme d’une seule passe. Contre Aston Villa, il n’y est quasiment pas parvenu en première période. Le Club a été dépassé et Vanaken n’a pas réussi à imposer son tempo.

Cela ne fait pas soudainement de lui un moins bon joueur. Cela montre surtout qu’il n’est pas encore totalement à l’aise dans ces nouveaux rapports de force.

Contre Aston Villa, tout s’est conjugué

La défaite 3-2 contre Aston Villa a donc peut-être été le match le plus révélateur. Le Club a livré une première mi-temps particulièrement faible et Vanaken en a fait partie. Il a eu du mal à prendre le contrôle du milieu de terrain et, sur le premier but encaissé, le Club n’a pas suffisamment répondu à la pression imposée par Villa.

Après 77 minutes, il a été remplacé, tout comme Vetlesen. En soi, rien de dramatique, si ce n’est que Vanaken a dû quitter le terrain en raison d’une douleur aux ischio-jambiers. C’est à ce moment-là que l’on se rend compte que son corps dit peut-être lui aussi ce que les statistiques racontent déjà : cet homme a énormément joué ces dernières années.

Cette saison, il en est déjà à 442 minutes après cinq journées de championnat. Pourtant, il ne compte pour l’instant qu’un seul but et encore aucune passe décisive. C’est inhabituellement peu en comparaison avec ses standard.

Pas un problème de qualité, mais de timing

Le Club doit donc surtout veiller à ne pas transformer un passage à vide temporaire en problème plus important. Vanaken n’a pas soudainement perdu son football. Sa carrière prouve justement à quel point il est fiable. Mais même un joueur qui a pratiquement tout disputé pendant des années peut parfois sentir que son corps lui demande de ralentir un peu.

Et le Club doit peut-être lui accorder cet espace. Car la solution ne consiste pas nécessairement à demander davantage à Vanaken, mais plutôt à lui faire porter moins de responsabilités. Potts et Vetlesen doivent veiller à ce qu’il ne soit pas constamment obligé d’organiser seul tout le milieu de terrain.

Vanaken Hans
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Lorsque ces automatismes se mettront en place, Vanaken pourra à nouveau se concentrer davantage sur ce qu’il fait le mieux : apparaître entre les lignes, accélérer le jeu en une touche de balle et faire la différence aux abords du rectangle.

La saison dernière, il a disputé 72 matches, Coupe du monde comprise, jusqu’à la mi-juillet. Aujourd’hui, il ne doit pas prouver qu’il est toujours Vanaken. Il doit surtout retrouver le temps nécessaire pour le redevenir.

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