Anderlecht déroule en une mi-temps face au Kairat Almaty et a un pied et quatre orteils en Europa League
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Le RSC Anderlecht n'a eu besoin que d'une mi-temps pour faire la différence face à un Kairat Almaty totalement passé à côté de son sujet. Les Mauves l'ont largement emporté en Kazakhstan.
On a tellement parlé du déplacement lointain et des circonstances compliquées pour le Sporting d'Anderlecht qu'on en a un peu oublié de parler sportif : et sur le plan sportif, le Kairat Almaty se sera finalement avéré un oiseau pour le chat, comme face au Club de Bruges la saison passée. Les Mauves reviennent du Kazakhstan avec un pied et quatre orteils en Europa League.
Après deux minutes de jeu seulement, sur un corner, la première grosse erreur kazakhe venait pourtant de celui qu'on désignait comme le point fort du Kairat : Tamirlan Anarbekov. Le portier qui avait épaté la Belgique face aux Diables Rouges se troue totalement sur sa sortie : il passe à côté du ballon, qui rentre via Jaako Oksanen (2e, 0-1).
Encore une merveille de Lukas Ambros
Le pressing anderlechtois suffit à totalement désorganiser un Kairat Almaty impuissant. Maamar trouve le dos de la défense sans que Cvetkovic puisse conclure (9e). Seul un mauvais positionnement d'Augustinsson permet à Edmilson d'envoyer une première frappe (14e). Mais Lukas Ambros, très en jambes et précis dans tous ses gestes, lui montrera comment faire : rentrant sur son pied gauche, il envoie une frappe imparable (0-2, 24e).
Le Kairat ne peut réagir que de la même façon : Jukkola lance un missile que Coosemans claque en corner (27e). Dans le jeu, les Kazakhs ne peuvent pas rivaliser, mais une autre frappe déviée trouve Edmilson qui se heurte à Coosemans. Petites alertes, qui met en lumière une certaine arrogance anderlechtoise... sans conséquence.
C'est même le Kairat qui se saborde totalement : Alexandr Shirobokov inflige une grosse semelle à Danylo Sikan, et est logiquement exclu (38e). Un ultime corner en fin de première période permet aux Mauves de planter la dernière banderille, Danylo Sikan jaillissant pour placer sa tête (45e+1, 0-3).
Sur du velours avant le match au Lotto Park
Forcément, dans ce genre de circonstances, la deuxième période perd en intérêt, et le RSC Anderlecht va surtout compter ses efforts après une semaine si éprouvante. Cela implique aussi de gérer des situations délicates, comme quand Giulian Biancone (encore très solide ce jeudi) vient plaquer... Ali Maamar au sol pour désamorcer une altercation avec Marc Gual (50e).
Le contrôle du match est anderlechtois mais malgré des centres et des corners qui se succèdent, le quatrième but ne tombe pas ; Llansana, trouvé par un ballon génial d'Ambros, touche même le visage d'Anarbekov d'un geste assez dangereux (73e). La palme de la nonchalance revient à Danylo Sikan qui, sur une passe parfaite de Kana, temporise trop et frappe sur le gardien adverse (82e).
Ca commence même à ressembler à du gâchis quand Adriano Bertaccini, monté pour mettre de l'intensité, offre un bon ballon à Tristan Degreef... qui, lui aussi, tire sur Anarbekov (86e). Le quatrième but ne tombera pas, et si on a bien saisi, en quelques semaines, la personnalité de Vitor Bruno, on a la sensation que le Portugais ne sera pas ravi de cette seconde période. Qu'à cela ne tienne : Anderlecht avait fait la différence en première, et est sur du velours avant le match retour.