King Kev reste King Kev, même à 35 ans : De Bruyne illumine Sclessin, les Diables se jouent de la Turquie
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Les deux du droit. Une à ras de sol. L'autre dans la lucarne. Une en pleine course, l'autre quasiment à l'arrêt. Exposition de la palette technique de Kevin De Bruyne, ce vendredi soir à Sclessin. La Belgique bat la Turquie sans avoir survolé la rencontre, mais en ayant pu compter sur son joueur star, qui n'est certes plus dans la fleur de l'âge, mais qui a encore "de bons restes", et même plus que ça.
Mi-mars 2024, la ville de Liège organisait le Printemps des Diversités pour célébrer 60 ans d'immigration turque (notamment) dans la Cité Ardente. Une communauté bien implantée qui, ce vendredi soir à Sclessin, a fait plus de bruit avec ses "Türkiye" chantés à tue-tête et ses bonds à chaque coup de sifflet de l'arbitre norvégien Saggi que le public belge, loin d'être majoritaire dans les Tribunes 1 et 4 du Stade du Standard.
Au rayon des compositions, Mark Van Bommel réalise trois changements après la défaite de lundi face à l'Équipe de France : Maxim De Cuyper reprend sa place sur le flanc gauche au détriment de Joaquin Seys, Hans Vanaken offre une solution plus offensive que Roméo Lavia dans l'entrejeu et Dodi Lukebakio supplée le suspendu Diego Moreira, à droite.
— Loic Woos (@LoicWoos2) October 2, 2026La montée des acteurs à Sclessin #BELTUR pic.twitter.com/zW9xnWxXWu
King Kev refroidit les ardeurs turques
Habitué à de chaudes ambiances, le stade de Sclessin n'est donc pas dépaysé, pas même quand la clameur accompagne une première balle dans la profondeur en direction de Yilmaz, bien lue par Ngoy (1e). Les Diables répondent à l'enthousiasme ambiant, avec deux ouvertures de Tielemans pour Godts, puis une frappe signature de Kevin De Bruyne, déposée dans le coin du but d'Ugurcan Cakir pour l'ouverture du score (1-0, 10e).
Comme dans les tribunes, la rencontre part dans tous les sens entre une Turquie vaillante mais brouillonne et des Diables qui laissent des situations, mais qui apportent également le danger. Lukebakio alerte Cakir (14e), Güler répond et trouve Lammens (16e). Le joueur du Real Madrid est le clair facteur X des troupes de Vincenzo Montella, et teste encore l'attention de Lammens, appliqué (27e).
Si les Turcs se montrent de plus en plus menaçants en profitant de pertes de balle pour se créer des occasions, notamment sur coup de pied arrêté, les Diables ne sont pas en reste et passent aussi très près du break. Vanaken, servi par De Bruyne, sur une Madjer (34e), puis Lukebakio, isolé par Godts, en frappant le poteau (36e). Demiral, seul en deuxième zone, s'offre la dernière grosse opportunité avant la pause, mais rate l'immanquable ou presque (44e).
Voilà pourquoi Kevin De Bruyne est toujours un joueur différent
La pause ne fait pas perdre à la partie son intensité. Que du contraire, d'ailleurs. Le jeu va dans tous les sens, et quand Güler menace la cage de Lammens d'une frappe lointaine (54e), Lukebakio répond en trouvant le poteau pour la deuxième fois de la soirée (56e). Le joueur du Benfica jouit d'espaces en contre, dont il ne profite pas.
Son coéquipier De Bruyne a besoin de beaucoup moins d'espace pour créer des différences. Un petit décalage de Godts lui suffit pour se mettre sur son pied droit, dégainer une frappe et nettoyer la lucarne de Cakir. Du grand art signé Kevin De Bruyne, pour offrir le break à la Belgique à l'heure de jeu (2-0, 60e).
Dans la foulée, la montée au jeu de Roméo Lavia à la place de Vanaken permet à la Belgique de retrouver de l'équilibre dans l'entrejeu, avec un vrai numéro 6. Pour la première fois de la partie, les Diables ne subissent pas une occasion toutes les cinq minutes une fois le joueur de Chelsea monté, et ça n'est pas un hasard.
Lukaku se joint à la fête contre le pays qui le moque
Décalé sur le côté droit après la montée au jeu de Romelu Lukaku, De Ketelaere retrouve lui aussi des couleurs. Au point de trouver Lukaku sur une occasion belge à un quart d'heure du terme. Le joueur du Fenerbahçe inscrit son premier but de la saison contre une nation qui le moque depuis son arrivée dans son championnat. Ce qui va évidemment lui faire le plus grand bien.
Les espaces dans l'entrejeu, les pertes de balle et les occasions subies ne se ressentent finalement pas au coup de sifflet final, puisque la Belgique s'impose 3 à 0 face à la Turquie. Un score qui peut paraître un peu forcé, mais qui témoigne de la différence entre une équipe dotée de bons joueurs et une équipe dotée de grands joueurs. Cap sur la France lundi, sans Youri Tielemans et Kevin De Bruyne, suspendus.