Pas prêts pour la cour des grands : les Diables Rouges prennent une gifle au Stade de France

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Et dire qu'on y aura cru un peu plus d'une mi-temps : la Belgique aura mené au Stade de France et fait déjouer un adversaire très peu concerné. Jusqu'à, comme au match aller, l'entrée au jeu des stars des Bleus, qui ont cette fois ridiculisé les Diables.

Ce n'est pas sur papier une Belgique conquérante qui avait entamé la rencontre au Stade de France ce lundi. Certains sourcils se sont même haussés en découvrant la composition : pas de Mika Godts, Lukaku à la place de Charles De Ketelaere... et même Maarten Vandevoordt entre les perches. Drôle(s) de coup(s) de poker de la part de Mark van Bommel.

Privée de ses deux métronomes Tielemans et KDB, l'équipe belge va laisser le jeu à son adversaire. Et surtout à Ousmane Dembélé... qui va vivre une première période très compliquée. Le Ballon d'Or en titre avait donné le ton dès sa première frappe, dévissée ; sur son seul centre réussi, Lepaul envoie largement au-dessus (9e).

Le coup de génie de Roméo Lavia 

Seul sur son île, Romelu Lukaku fait du Romelu Lukaku : les contrôles sont approximatifs, les accélérations compliquées, mais quand il parvient à se retourner, il inquiète Restes (11e). Dans l'autre sens, si Dembélé est en difficulté face à Seys, Castagne est quant à lui pris dans le dos par Barcola, ce qui force la défense à être attentive.

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Profitant des espaces laissés par une France qui domine outrageusement en termes de possession, la Belgique va ensuite être clinique : Roméo Lavia voit un espace que personne d'autre (sauf KDB) n'aurait trouvé, et réussit une passe laser pour offrir le 0-1 à Dodi Lukebakio (35e).

Prise au dépourvu, la France se fait encore une frayeur avec un ballon mal géré par Yoro que Lukebakio n'exploite pas (37e). Lukaku, lui, monte en puissance entre ses deux défenseurs et commence à réussir quelques actions "à la Romelu", coups d'épaule compris (40e) : les Bleus n'ont pas trouvé la clef à la pause. 

Vandevoordt sort le grand jeu... 

Reste désormais à tenir bon, car on sait de quelles cartouches Zidane - qui a encore commencé sans Olise, Doué ou encore Cherki - dispose sur le banc. Il en a besoin, car Ousmane Dembélé passe totalement à côté de sa rencontre, à l'image d'une reprise sur un tir dévié d'Akliouche (53e). Et même quand il réussit enfin son dribble et trouve Esteban Lepaul, c'est Maarten Vandevoordt qui s'illustre (58e).

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La cavalerie monte alors au jeu sous les ovations : Olise, Cherki et le nouveau chouchou Da Cunha doivent faire céder les Diables. Vandevoordt a la main ferme sur la première frappe enroulée très dangereuse d'Olise (66e), et prouve que Van Bommel ne l'a pas aligné juste pour surprendre son adversaire. Barcola, encore une fois trouvé par un Olise en feu, place quant à lui à côté (72e). 

... puis se troue 

Mais le réservoir français a des allures de fosse des Mariannes, et "Zizou" avait encore un atout dans sa manche : Désiré Doué, qui monte devant "son" public parisien. Dès sa première accélération, il se retourne et envoie une frappe bien placée à ras de terre hors de portée de Maarten Vandevoordt (77e, 1-1). 

Et si on avait déjà la sensation que le portier de Leipzig aurait pu être plus réactif sur ce premier but français, il est clairement en faute sur le deuxième : Michael Olise fait encore danser Joaquin Seys et sert Rayane Cherki, dont la frappe n'aurait pas dû finir au fond (2-1, 81e). Il faut cependant se rendre à l'évidence : la "vraie" équipe de France reste un solide cran au-dessus de cette Belgique. 

Après avoir fait le spectacle sans marquer lui-même, Michael Olise finit enfin par être récompensé et ira même inscrire son petit but, là aussi avec la complicité d'un Vandevoordt qui aura fini par faire oublier ses beaux arrêts précédents (88e, 3-1). Le score était jusque là synonyme de supériorité : on passera ensuite à la correction quand Olise - qui d'autre ? - fusille une ultime fois Vandevoordt en prenant le dos de la défense sur un deuxième assist consécutif de Désiré Doué (90e+1, 4-1). Cette fois, au moins, pas de regrets à avoir : il n'y a pas eu photo. 

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