Le Sporting de Charleroi disputera un match à huis clos prochainement : "Un profond sentiment d’injustice"

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La rencontre entre Charleroi et le Cercle de Bruges, programmée le 19 septembre prochain, se disputera à huis clos. La Cour Belge d’Arbitrage pour le Sport (CBAS) a confirmé ce lundi la sanction infligée aux Zèbres, rejetant ainsi le recours introduit par le club carolo.

Cette sanction fait suite aux incidents survenus le 23 mai dernier à Sclessin après le derby wallon entre le Standard et Charleroi lors de la dernière journée des Europe Play-offs. Après le succès sur le score de 0-2 des Carolos, des débordements avaient éclaté entre supporters, avec notamment des envahissements de terrain et des affrontements.

"Le Sporting prend acte de cette décision, qu’il respecte, mais qu’il considère avec beaucoup de regret comme particulièrement sévère et disproportionnée", écrit le club carolo dans un communiqué. Charleroi explique également avoir épuisé toutes les possibilités de recours.

Charleroi dénonce une sanction qui pénalise "collectivement" le club et ses supporters

"Le Club n’a jamais cherché à minimiser la gravité des incidents survenus lors de la rencontre face au Standard de Liège", souligne Charleroi. "Ces comportements sont inacceptables et n’ont pas leur place dans un stade de football. De nombreux individus impliqués ont par ailleurs pu être identifiés et ont fait l’objet de mesures et de sanctions de la part du Club. Depuis les faits, le Sporting a également pris différentes dispositions afin de prévenir la répétition de tels incidents. La CBAS reconnaît elle-même l’existence de ces mesures dans sa sentence."

Le Sporting de Charleroi juge cependant la sanction trop "lourde". "Des milliers de supporters, des familles, des enfants, des abonnés fidèles, mais également nos partenaires, nos collaborateurs et l’ensemble des personnes qui travaillent les jours de match seront privés d’une rencontre à laquelle ils avaient parfaitement le droit d’assister et alors qu’ils ne portent aucune responsabilité dans les événements du 23 mai. C’est cette dimension collective de la sanction qui nourrit aujourd’hui le profond sentiment d’injustice ressenti par le Club."

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