"Oui, le Brugeois est parfois arrogant" : le portrait du Club vu de France
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Après les claques infligées à Monaco (4-1) et Marseille (3-0) en Ligue des Champions la saison dernière, le Club de Bruges retrouve à nouveau un club français, Lens. Nos voisins commencent donc à connaître les Blauw en Zwart et à les respecter à leur juste valeur.
Ces dernières heures, la presse française a parlé (plus que nécessaire) de la conférence de presse de Joaquin Seys, gonflant ses propos pour lui prêter un tacle comme quoi Lens n'aurait aucun joueur de classe mondiale.
Mais au-delà de cette tempête dans un verre d'eau, la presse tricolore a également travaillé plus en profondeur pour mettre en avant le modèle brugeois. So Foot dresse ainsi un tableau assez mélioratif du Club.
Une machine rodée
"La plus grande réussite de Bruges ne se résume pas aux titres remportés ou à sa bonne situation économique : c’est une véritable culture de club qui a été développée, un ADN qu’on retrouve dans toutes les strates de l’institution", peut-on lire.
"Une philosophie qu’on pourrait résumer comme telle : écraser les autres en Belgique (oui, le Brugeois est parfois arrogant) et optimiser les ressources sportives et économiques. Comme dans tout club qui travaille bien, cela passe par un centre de formation au top, avec une philosophie de jeu commune depuis les équipes de jeunes jusqu’aux A", poursuivent nos confrères français.
Un fameux test pour Lens
Le business model brugeois fait parler hors de nos frontières : "Réputé pour son travail avec les datas, Bruges a le flair pour dénicher des joueurs dans des championnats de seconde zone (Chrístos Tzólis en D2 allemande, Ardon Jashari en Suisse, Igor Thiago en Bulgarie) et les revendre quelques années plus tard à prix d’or (80 millions d’euros de ventes rien que l’été dernier).
"Le Club ne doit toutefois pas être assimilé à une plateforme qui traque les plus-values dans l’unique but de faire du trading : chaque recrue s’inscrit de manière claire dans la philosophie de jeu de l’équipe et sert avant tout le projet sportif", surenchérit So Foot.
Lens est prévenu : "Au niveau du jeu, Bruges a pris depuis de nombreuses années l’habitude de confisquer le cuir pour imposer son jeu dominant en Jupiler Pro League. Mais lorsque le ballon étoilé de la C1 vient se poser sur une pelouse et qu’un plus gros poisson se présente en face, le Club veille à ne pas se recroqueviller dans ses 30 mètres. Il offre à la place un football de transition électrique, quitte à prendre énormément de risques".