Réduit à 10, un Anderlecht très encourageant craque à Hammarby mais garde toutes les cartes en main
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Le RSC Anderlecht a montré un visage très intéressant par moments contre un Hammarby clairement mieux en rythme, mais peu inspiré. Les Mauves ont pris l'avantage, disputé une excellente seconde période mais fini par craquer. Nathan Saliba a été exclu assez légèrement en fin de match.
C'est peut-être le sursaut d'orgueil d'une équipe qui espère bien rester grande, ou le redevenir, et n'appréciait pas d'être présentée comme l'outsider dans cette double confrontation : le RSC Anderlecht a entamé le match face à Hammarby le couteau entre les dents. Peut-être un peu trop, comme quand Léo Pétrot passe proche de la catastrophe sur son premier tacle dans le rectangle (2e).
La merveille de Danylo Sikan
Mais ce sont deux récupérations hautes qui vont lancer le match des Mauves : un beau de travail de Sikan offre une fenêtre à Enric Llansana qui envoie une frappe lointaine sur le poteau (3e). C'est ensuite Nathan Saliba, déjà titulaire, qui surgit de la seconde ligne et obtient un excellent coup-franc. Danylo Sikan l'envoie magistralement sous la latte, via laquelle le ballon rentre sous le regard médusé de Warner Hahn, lui-même ex-Anderlecht (0-1, 6e).
C'était idéal, car avec une telle différence de rythme et de préparation entre les deux équipes, il était évident que Hammarby prendrait tôt ou tard l'ascendant. La réponse vient presque directement : une tête d'Eriksson passe tout près de faire 1-1 (8e), Lind manque le cadre sur le corner qui suit.
Il n'y en aura longtemps plus que pour les Suédois : Coosemans doit s'employer sur une volée de Karlsson (14e), et les montées incessantes du duo Maamar-Biancone (on sent que l'ancien du Cercle était, à l'époque, un back) laissent des espaces dans le dos de la défense.
Les jeunes ailiers Jayden Onia-Seke et Joshua Nga Kana montrent du bon et du moins bon ; c'est surtout Onia-Seke qui s'illustre, envoyant un centre vicieux que Hahn doit repousser (31e). Abraham, lui, est peu inspiré sur un énième centre de Skoglund (32e) ; Hammarby est en possession, mais manque de précision dans le dernier geste. Même constat pour Ali Maamar : sur un vrai caviar de Marco Kana, l'international marocain galvaude et frappe sur Hahn (36e). Les Mauves rentrent au vestiaire avec le sourire, cependant.
Vitor Bruno a déjà apposé sa griffe
L'important est ensuite de résister à la furia suédoise en seconde période, qui est initiée notamment par Tekie se promenant dans l'entrejeu sans parvenir à trouver Abraham (51e). Coosemans doit ensuite s'imposer sur un tir dans un angle fort fermé, tandis que les assauts imprécis de Hammarby se multiplient (55e).
Mais le RSCA ne fait pas que défendre, et met très proprement le nez à la fenêtre. Nga Kana force Hahn à se coucher sur un centre (60e), Onia-Seke ne trouve personne sur le sien (61e) : les contres sont très proprement gérés par un entrejeu méconnaissable, et ce alors qu'il était sur papier très défensif (Saliba-Llansana-Kana). Vitor Bruno, clairement, sait faire jouer son équipe au football.
L'expulsion de Nathan Saliba fait craquer Anderlecht
La meilleure équipe sur le terrain commence petit-à-petit à être Anderlecht, Abraham étant dans un très mauvais jour - il se heurte encore à Coosemans, qui aura été l'un des joueurs du match (74e). Onia-Seke, l'un des Mauves les plus en vue sur le plan offensif, réussit quelques brillantes actions individuelles, sans que ses frappes un peu molles parviennent à inquiéter Hahn.
Le tournant du match aurait pu être la 79e minute : sur un contre suédois, Nathan Saliba commet une faute d'antijeu très légère (y a-t-il même contact ?) qui lui vaut un deuxième carton jaune et est exclu. Cela va compliquer la tâche d'un Anderlecht qui regardera longtemps Hammarby se casser les dents sur sa défense, ainsi qu'une superbe frappe de Lind fuir de justesse le cadre (83e). C'est cependant Junior Adjei qui finit par canonner en deux temps sur un centre venu de la gauche et par égaliser, assez logiquement vu la physionomie de la fin de match (1-1, 89e). Le deuxième but ne tombera pas : les Bruxellois peuvent avoir des regrets, mais prendront ce résultat avec plaisir.