Brillante puis cynique contre une faible Italie, la Belgique de Van Bommel réussit ses débuts
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On pensait qu'on se dirigeait vers une promenade de santé tant la Belgique dominait clairement les débats en première période. Mais les Diables Rouges mouture Van Bommel ont loupé leur seconde mi-temps, se sont faits peur... avant de tout de même faire le break. Une rencontre à deux visages.
Il fallait forcément que l'un gâche les débuts de l'autre, et nous ne pouvons que nous réjouir que ce vendredi, en ouverture de la Ligue des Nations, c'est Mark Van Bommel qui ait eu le sourire aux dépens de Roberto Mancini. Pour sa première, le nouveau sélectionneur des Diables Rouges a certainement aimé beaucoup de choses entrevues au Stadio Olimpico de Rome.
À commencer par la performance d'un garçon qu'on attendait au tournant après son transfert XXL au PSG : Mika Godts. Sa première touche de balle est un petit pont (1e), et ce n'est pas la seule fois que son opposant direct souffrira. Si on comprend vite que Castagne passera une mauvaise soirée face à Cambiaghi, la première vraie occasion est pour Charles De Ketelaere, qui croque sa frappe sur Donnarumma (7e).
Godts plan(te)
Dans la foulée, l'Italie réagit et rappelle qu'elle a quelques talents devant : Barella envoie un superbe ballon dans le dos de la défense vers Pio Esposito, qui touche le poteau (8e). Mika Godts tente quelques grigris, monte en puissance, mais perd un bête ballon qui finit en tir de Kean (18e). Fort heureusement, le génie du PSG, qui a repris crânement le n°10 d'Eden Hazard, file bien lancé par De Bruyne, feinte deux fois et pique son ballon pour ouvrir le score (20e, 0-1).
L'Italie est dans ses petits souliers, à l'image de sa défense, indigne de ses illustres prédécesseurs. De Ketelaere déclenche une frappe sur un énième cafouillage (23e), et Donnarumma doit sortir le très grand jeu devant Mika Godts de la tête, bien trouvé par Tielemans qui avait tout le temps d'ajuster son ballon (28e). Les Diables s'amusent, Godts surtout, qui offre un ballon de but d'un geste génial, De Cuyper croisant trop sa frappe (31e).
Van Bommel arrive cependant aux vestiaires avec des choses à redire à ses troupes, car bien trop fréquemment, De Cuyper comme Castagne se seront faits prendre dans le dos, Cambiaghi offrant un excellent centre à Kean qui rate une énorme opportunité (36e). Godts (42e), puis Ngoy (44e) ne parviennent pas à offrir ce deuxième but d'avance qui aurait fait du bien.
Des Diables très mal remontés
Car en seconde période, les Diables Rouges remontent si mal sur le terrain qu'on assiste presque à un copié-collé inversé de la première. Il faut de superbes interventions de Senne Lammens, qui avait une sacrée pression ce vendredi, pour empêcher Kean (47e), puis Esposito (52e) d'égaliser. Le danger vient systématiquement du côté d'un Castagne en grande difficulté mais pour lequel Van Bommel ne dispose d'aucun remplaçant de métier, Sabbe ayant pris place en tribunes.
Du banc, cependant, va jaillir un joueur qui a dû être très déçu de ne pas démarrer : Dodi Lukebakio, auquel Diego Moreira, assez décevant, a été préparer. Et après une nouvelle phase de possession italienne, le "supersub" va de nouveau frapper en contre : feinte, crochet, frappe sèche et c'est 0-2, cette fois contre le cours du jeu (69e).
Après avoir été brillante, la Belgique de Van Bommel prouve donc qu'elle peut être cynique. C'est un coup sur la tête de l'Italie, qui méritait mieux dans cette deuxième mi-temps. Mais la Squadra sera punie de son inefficacité, à l'image d'un Moïse Kean très souvent trouvé dans le rectangle mais qui n'a quasi-jamais inquiété Lammens lui-même. Scalvini, seul au second poteau sur l'un des derniers corners du match, rate aussi l'immanquable (87e).
L'ère Mark Van Bommel commence donc avec de belles satisfactions et, comme le souhaitait le Néerlandais, une identité de jeu forte et claire... mais qu'on aurait aimé voir durant 90 minutes. Car le retour des vestiaires était indigne de ce qui a été produit avant la pause. Reste une excellent entame en matière, qui doit laisser optimiste pour le choc de lundi face à la France de Zinedine Zidane !