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Anderlecht s'est qualifié pour la finale de la Coupe de Belgique. Les Mauves ont renversé la situation de bien belle manière en s'imposant 0-4 à l'Antwerp.
Le match de la saison, ni plus ni moins : c'est ce qui attendait l'Antwerp et Anderlecht, deux équipes plus que jamais sous pression en championnat et qui comptaient sur la Coupe pour redorer leur blason. Un contexte très particulier pour la première comme T1 de Jérémy Taravel, arrivé sur le devant de la scène suite aux bouleversements successifs de ces derniers jours à Neerpede.
Le Français a pu compter sur le retour de Nathan De Cat mais a dû composer sans Killian Sardella, suspendu. Ilay Camara était ainsi titulaire, avec Yari Verschaeren devant lui, Adriano Bertaccini et Thorgan Hazard ont également fait leur retour dans le onze au détriment de Danylo Sikan et Cobe Da Costa.
Le Sporting marque son territoire d'entrée de jeu
Sans doute inspiré par le but de l'Union après dix secondes contre Charleroi hier, Anderlecht a mis le ballon en jeu avec une tentative directe de Thorgan Hazard depuis le rond central, un ballon dans les mains de Brandon Nozawa. Ce n'était que partie remise, puisque le Sporting a finalement dû attendre...50 secondes pour ouvrir le score.
C'est Nathan Saliba qui a d'emblée remis les deux équipes à égalité sur l'ensemble des deux confrontations en déviant légèrement un centre millimétré de Nathan De Cat (1e, 0-1). Dans les cordes, l'Antwerp n'a jamais sorti la tête de l'eau. Les seules réponses du Great Old n'auront pas été d'ordre purement footballistiques mais plutôt dans le trashtalk et la rugosité.

Pas le moindre arrêt pour Colin Coosemans en première mi-temps, les situations chaudes se sont déroulées dans le rectangle anversois. On notera deux revisionnages de la part du VAR qui n'ont débouché sur aucun penalty. C'est surtout en fin de mi-temps qu'Anderlecht est revenu à la charge pour acculer son hôte.
Nozawa a sorti le grand jeu pour éviter le break sur une reprise d'Adriano Bertaccini au petit rectangle, avant de sortir un arrêt réflexe pour empêcher un but contre son camp de Boubakar Kouyaté. Mais Anderlecht a tout de même profité de sa supériorité pour refaire la différence au marquoir sur un ballon en profondeur qu'a parfaitement négocié Tristan Degreef en dribblant Nozawa pour marquer dans le but vide. But d'abord annulé pour hors-jeu mais finalement validé pour quelques centimètres par le VAR, 0-2 au repos.

Dos au mur, l'Antwerp a réalisé deux changements pour la reprise, mais a définitivement sombré dans la foulée, avec le 0-3 de Nathan De Cat comme à la parade, après que Nozawa se soit déjà interposé sur une frappe de Thorgan Hazard.
Passablement agacés par le spectacle proposé par les leurs, les supporters anversois se sont signalés à leur manière, en lançant des gobelets sur la pelouse après une perte de temps de Saliba, touchant au passage un membre du staff médical bruxellois.
11 arrêts pour Nozawa
Il aura finalement fallu attendre 67 minutes pour assister à la première parade de Coosemans, une claquette sur une reprise à bout portant de Gyrano Kerk qui filait sous la latte. Avec toutes les cartouches offensives alignées par l'Antwerp, les espaces déjà présents se sont transformés en boulevards. Anderlecht a multiplié les contres dangereux, mais Nozawa a sorti le grand jeu, avec plusieurs sauvetages désespérés, empêchant notamment Adriano Bertaccini de retrouver le chemin des filets.
Le 0-4 est tout de même tombé à cinq minutes du terme sur corner, avec une reprise de Ludwig Augustinsson déviée par le dos de Christopher Scott. Un score que personne n'attendait à l'entame du match mais qui aurait pu être plus lourd encore, d'autant que l'Antwerp a même terminé le match à dix, Yuto Tsunashima ayant fauché Ibrahim Kanté en tant que dernier homme.
Contre toute attente, Anderlecht signe sa prestation la plus aboutie de la saison et verra bien le Heysel pour tenter de remporter son premier trophée depuis 2017. Le derby bruxellois contre l'Union en finale sent déjà le soufre.