La réaction d'orgueil d'Anderlecht n'a pas suffi : débuts européens manqués face à l'OL
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C'était d'emblée un énorme test et l'un des matchs les plus compliqués de cette campagne européenne pour le Sporting d'Anderlecht. Et si la dernière demi-heure aura été Mauve, cela n'aura pas suffi pour effacer une première mi-temps loupée.
L'ambiance fraternelle qui régnait en avant-match - avec notamment un kop lyonnais qui chante à tue-tête le Grand Jojo - ne devait pas faire oublier une chose : ce duel entre le RSC Anderlecht et l'Olympique Lyonnais était déjà très important pour les deux équipes. Pour les Mauves qui tâtonnent encore en ce début de saison et ont un programme chargé en Europe, et pour un OL dont la place est probablement en Champions League et doit donc faire respecter son rang.
Très vite, cette hiérarchie paraît claire : Lyon alerte Coosemans sur un premier coup-franc obtenu par Openda (2e), puis fait danser Llansana et Augustinsson. Le Suédois voit triple devant les passements de jambes de Boudache, qui va chercher Noah Nartey (8e, 0-1). Mata a beau être hué à chaque touche de balle, il musèle Winkler. Openda dépasse Augustinsson, espère un penalty, sans succès (13e). Nakamura mélange les pinceaux d'Omobamidele et tire dans les gants de Coosemans (15e).
La malchance d'Ambros, pourtant inspiré
Anderlecht réagit enfin : en contre, Ambros va chercher Maamar dont le centre trouve Llansana en retrait, mais le tir de l'Hispano-Néerlandais est dévissé (20e). Et sur la phase suivante, le coup de poignard : Keito Nakamura se joue d'Omobamidele et tire... sur le dos de Lukas Ambros, qui trompe Coosemans (22e, 0-2). Le Japonais met le feu dans la défense anderlechtoise dans cette première demi-heure.
Clinton Mata, lui, ne fait pas taire les huées en prenant son carton jaune pour une intervention nécessaire, puis en chipant le 1-2 des pieds de Cvetkovic (26e). Loïs Openda, sans être décisif, multiplie les courses dans le dos de la défense anderlechtoise. Winkler, lui, prend trop peu l'espace mais il suffit presque d'une fois : son ballon trouve Cvetkovic, qui se heurte à l'ex-Zèbre Rémy Descamps (34e).
À la pause, Vitor Bruno réagit en faisant sortir l'infortuné Amane, qui aura loupé sa première titularisation. Marco Kana n'est pas tout de suite dans son match : sur une grosse perte de balle, il laisse filer Nakamura qui sert Loïs Openda... dont la frappe est déviée sur le poteau par Coosemans (52e). Boudache trouve lui aussi Coosemans d'une frappe trop écrasée après une énième belle action de Nakamura (56e).
Anderlecht s'est réveillé trop tard
Quand Openda ne profite une fois encore pas d'une perte de balle d'Omobamidele (59e), on se dit que l'OL pourrait finir par le regretter : d'un superbe centre, Ali Maamar va chercher Mihajlo Cvetkovic, qui fait 1-2 d'une tête rageuse (61e). Dès lors, à part sur une nouvelle frappe d'Openda qui sort dans la foulée sous les huées, Lyon devra surtout se contenter de défendre face à un RSCA enfin réveillé.
Marten Winkler, plein de bonne volonté, manque cependant trop de précision dans les seize derniers mètres, et Tawfik Bentayeb, monté au jeu en même temps que Sikan (Anderlecht joue donc avec trois n°9 sur la pelouse pendant un quart d'heure), alerte enfin Rémy Descamps d'une frappe lointaine (80e). Danylo Sikan, lui, donne tout sur une action individuelle mais il n'y a personne à la réception (82e). L'OL, de son côté, bétonne et se contente de contres qui, cette fois, seront de mieux en mieux gérés par la défense anderlechtoise.
Si les Mauves avaient entamé leur match comme une équipe de Conference League contre un Lyon cynique, ils auront donc fini la rencontre la tête haute, et prouvé que s'ils gardent ce cap, ils prendront bel et bien des points dans cette phase de ligue européenne. Mais il faudra éviter à l'avenir de tout gâcher par une entame un peu poussive...