"Certains joueurs jouent les traducteurs" : Mark van Bommel s'explique sur la langue utilisée avec les Diables

Muzamel Rahmat
Muzamel Rahmat, journaliste football
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"Certains joueurs jouent les traducteurs" : Mark van Bommel s'explique sur la langue utilisée avec les Diables
Photo: © SC

Mark van Bommel s'attend à une soirée importante face à la Turquie. Avant le rendez-vous de Sclessin, le sélectionneur a évoqué les qualités de son adversaire, mais aussi son fonctionnement avec les Diables et cette question linguistique qui continue de faire parler sur les réseaux sociaux.

La Belgique reçoit la Turquie ce vendredi à 20h45 à Sclessin pour son troisième match de Ligue des Nations. Les Diables Rouges comptent trois points après leur victoire contre l'Italie 0-2 et leur défaite face à la France 0-1 au Stade Roi Baudouin. Les Turcs sont derniers du groupe et n'ont pris aucun point. Mark van Bommel vise les trois points devant le public liégeois. "On veut gagner toutes les rencontres qu'on dispute, encore plus que ce sera à domicile. Le stade de Sclessin doit nous stimuler", a-t-il expliqué en conférence de presse.

La Turquie ne gagne pas, mais reste dangereuse statistiquement

Deux matchs et deux défaites : le bilan de la Turquie n'est pas bon. Mais van Bommel ne se fie pas qu'aux résultats. Il a revu plusieurs rencontres de son prochain adversaire et a remarqué le nombre d'occasions créées par les Turcs. "La Turquie a zéro point car elle a perdu deux fois. Mais j'ai regardé leurs matches récents, à la Coupe du monde et les deux dernières en Nations League contre la France et l'Italie. Ils se sont procurés un nombre considérable d'occasions." Leur manque de points ne signifie pas qu'ils ont été dominés pendant 90 minutes.

Le sélectionneur insiste sur les chiffres. La Turquie arrive à se créer des possibilités, mais ne les transforme pas assez souvent en buts. "En termes d'excepted goals, ils ont constamment dominé leurs adversaires. C'est sans doute l'efficacité leur point de travail. Le match de ce vendredi est crucial : on pourrait compter six points de mieux qu'eux si on gagne". La victoire placerait la Belgique six unités devant la Turquie après trois journées.

Le néerlandais comme langue de référence ?

Un autre sujet a été abordé en conférence de presse, la langue utilisée par van Bommel avec ses joueurs. Le sélectionneur s'exprime en néerlandais et s'appuie sur son staff lorsque le français est nécessaire. "Je parle néerlandais avec les joueurs, je pense que tout le monde comprend. Mes adjoints Boudewijn Zenden et Maarten Martens parlent en français lorsque c'est nécessaire." Une méthode qui fonctionne, selon lui, sans compliquer les échanges dans le vestiaire.

Youri Tielemans (bilingue) joue les traducteurs

Certains joueurs peuvent servir d'intermédiaires. Van Bommel cite Youri Tielemans, qui peut traduire lorsque l'un de ses équipiers en a besoin. "Certains joueurs, je pense à Youri Tielemans par exemple, jouent les traducteurs si besoin. Je crois sincèrement qu'il n'y a aucun souci sur l'aspect linguistique dans le groupe." Le sélectionneur ne voit pas la langue comme un problème.

Et pour se rapprocher encore un peu plus du groupe, van Bommel avait commencé à prendre des cours de français. Environ la moitié des joueurs sont francophones, mais se débrouillent dans les deux langues. Aucun débat à avoir là-dessus. Les joueurs avaient expliqué que la polémique était ridicule.

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