La plus grande différence par rapport à l'Anderlecht d'il y a dix ans ? Une légende du club ne s'y trompe pas

La plus grande différence par rapport à l'Anderlecht d'il y a dix ans ? Une légende du club ne s'y trompe pas
Photo: © photonews
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Avant la saison, Olivier Deschacht regardait Anderlecht avec une certaine confiance, mais ce sentiment a depuis laissé place à la frustration. L'ancien défenseur voit toujours de la qualité chez les Mauves et Blancs, mais estime surtout que le club laisse partir ses meilleurs joueurs beaucoup trop vite.

Le dossier Nathan De Cat lui reste particulièrement en travers de la gorge. Deschacht estime qu'Anderlecht aurait dû conserver le jeune milieu de terrain bien plus longtemps. “Il aurait tout de même dû rester deux à trois ans. Il n'aurait pas dû partir à Hoffenheim”, affirme-t-il clairement.

Dans Het Nieuwsblad, Deschacht explique que cela fait selon lui partie d'un problème plus large. Dès qu'un joueur réalise une bonne saison, un transfert devient rapidement inévitable. Il cite également Nathan Saliba, dont il estime qu'il apportait davantage de stabilité, mais qui est lui aussi déjà parti.

Plus possible de construire sur le long terme...ni même sur le moyen terme

Si Saliba en impose à Villarreal, De Cat piétine à Hoffenheim, où il ne jouait plus avant de se déchirer le ménisque. Il illustre, selon Deschacht, le plus grand problème actuel : un jeune joueur qui perce à Anderlecht devrait d'abord pouvoir jouer un rôle majeur durant plusieurs saisons. Ce n'est qu'ensuite qu'un départ à l'étranger deviendrait logique. Aujourd'hui, un élément important disparaît selon lui trop rapidement de l'équipe.

Le recordman de matchs disputés avec le Sporting compare la situation actuelle à son propre passage en Mauve. À l'époque, des joueurs comme Lucas Biglia et Mbark Boussoufa sont restés de longues années à Anderlecht. Biglia a joué sept ans pour le club, Boussoufa cinq. Les Mauves pouvaient ainsi construire bien plus longtemps autour de leurs meilleurs éléments.

Anderlecht forcé de vendre ses bijoux de famille

Boussoufa le bluffait particulièrement. “C'était le Christos Tzolis de son époque, hein. Chaque année, quinze buts et vingt passes décisives. Il serait directement à Arsenal aujourd'hui, mais à l'époque, Anderlecht pouvait tout simplement le garder".

Une différence très révélatrice : développer des talents est une chose, les conserver suffisamment longtemps en est une autre. Mais depuis la période de Papy Oli, de l'eau a coulé sous les ponts, que ce soit à Anderlecht ou dans les manières de faire du fooball (business) international.

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