Le réveil que Sclessin attendait : largement dominateur, le Standard s'offre Anderlecht et le Clasico
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Supérieur à Anderlecht pendant 90 minutes, le Standard s'est offert le Clasico de la 23e journée ce dimanche. Ibrahim Karamoko et Rafiki Saïd ont trouvé le chemin des filets pour les Rouches, face à des Bruxellois restés muets.
Le Clasico entre le Standard et Anderlecht lançait ce dimanche de 23e journée de Jupiler Pro League. Au rayon des compositions, on notait l’absence surprise de Matthieu Epolo, blessé pour six semaines. Lucas Pirard était titulaire au coup d’envoi, tandis que Marlon Fossey effectuait son retour dans le onze de base. À Anderlecht, Moussa Diarra fêtait sa première titularisation sur le flanc gauche, laissant Ilay Camara sur le banc.
Karamoko donne l'avantage au Standard à la demi-heure
Le début de partie est clairement à l’avantage du Standard, qui se crée les premiers dangers alors qu’Anderlecht ne passe que difficilement le milieu de terrain. Les Rouches obtiennent six corners dans le premier quart d’heure et quelques coups francs, mais ne parviennent pas à prendre Colin Coosemans à revers. Il n’en fallait cependant pas moins pour chauffer davantage Sclessin.
L’entrejeu du Sporting est bien muselé par celui du Standard, renforcé par la présence d’Ibrahim Karamoko, dans une première demi-heure intense au cours de laquelle quatre cartons jaunes sont distribués, deux de chaque côté : Karamoko et Ilaimaharitra pour le Standard, Saliba et De Cat (suspendu la semaine prochaine) pour Anderlecht.
C’est logiquement que les Liégeois prennent les commandes à l’approche de la 30e minute. Sur la gauche, Gustav Mortensen lance Rafiki Saïd, qui gagne son duel face à Killian Sardella et centre. Lucas Hey manque son intervention au premier poteau, Ibrahim Karamoko est plus prompt que Nathan De Cat et place les Rouches aux commandes dans un stade de Sclessin en ébullition (1-0, 29e).
Pas plus dominateur dans le jeu, Anderlecht se crée néanmoins une énorme occasion d’égaliser cinq minutes plus tard. Pour la première fois, Nathan De Cat a le temps de se retourner et de servir Adriano Bertaccini, qui se présente en face-à-face devant Lucas Pirard… mais place à côté (34e). La fin du premier acte est marquée par la blessure de Marco Kana, remplacé par Ilay Camara, tandis que Sardella reprend place dans l’axe.

Un break qui n’est que partie remise. Quelques instants plus tard, le même Saïd est lancé dans la profondeur par une très belle passe à l’aveugle de Teddy Teuma. Il ne manque cette fois pas son duel avec Coosemans, qu’il lobe subtilement après s’être joué de Sardella. Le Standard double son avance et l’on ne voit pas très bien comment cet Anderlecht-là pourrait revenir dans le match (2-0, 49e).
K.-O. debout, le Sporting d’Anderlecht n’est pas en mesure de réagir. Son animation offensive est quasiment inexistante : les Mauves se reposent sur un Nilson Angulo inefficace face à Henry Lawrence et ne mettent aucunement Lucas Pirard en danger. Quinze minutes avant le terme, les maux anderlechtois se symbolisent par un dégagement en catastrophe manqué par Coosemans, mal aidé par la remise délicate de Sardella, pressé par Saïd et chahuté par Sclessin (75e).
Suffisamment calme pour contrôler le ballon dans le dernier quart d’heure et jamais réellement inquiété par Anderlecht, le Standard termine son Clasico dans un fauteuil et s’offre son rival anderlechtois après la défaite du match aller. Les Rouches relèvent la tête après leur 0/9 et ne restent qu’à trois petites longueurs du top 6. Anderlecht, dont Charleroi et Gand reviennent à trois points, sera sous pression dimanche prochain à Genk.