Pas de miracle : avec un onze bis, Anderlecht ne peut rien face à Genk, qui rêve encore du top 6
Photo: © photonews
Pas de surprise ni de miracle : privé entre autres de Nathan De Cat, indispensable, le RSC Anderlecht s'est incliné à Genk. Les Limbourgeois ont longtemps manqué de poids devant, mais les entrées de Yira Sor et Robin Mirisola ont tout changé.
Voilà bien longtemps qu'on n'avait pas vu un onze de base aussi faible dans le chef d'Anderlecht pour le déplacement des Mauves à la Cegeka Arena. À la décharge d'Edward Still, le T1 intérimaire en est bien conscient : le match le plus important est jeudi prochain, d'où le besoin de faire souffler des Bertaccini et Hazard qui tirent la langue.
Mais face à Genk qui doit absolument l'emporter, un seul scénario était donc possible : un véritable siège des buts de Colin Coosemans, avec une dizaine de tirs au but limbourgeois en une mi-temps. Coosemans doit se détendre dès la 5e devant El Ouahdi. Ce dernier sera averti de manière fort sévère dès la 8e, et Tristan Degreef tentera en vain d'en profiter pour le faire sortir de son match par la suite.
Coosemans sauve Anderlecht, Lawal pas inquiété
Sur l'autre flanc, Medina se promène : il trouve Heymans, qui force Mihajlo Ilic à un retour en urgence (20e). Une perte de balle d'un Coba Da Costa pas à son avantage profite à Genk et à Medina encore, qui frappe sur Coosemans (26e). Le portier anderlechtois sauve encore ses couleurs sur un bel enchaînement de Karetsas quelques instants plus tard (28e).

Il y a le feu dans la maison Mauve & Blanc, qui ne réagira qu'à la 35e avec une timide frappe de Verschaeren dans les gants de Lawal. Heureusement pour Anderlecht, Genk manque de précision dans les 16 mètres, à l'image de cette tête de Bryan Heynen qui ne peut pas conclure une action qu'il avait initiée d'une splendide roulette (41e).
À la mi-temps, Still décide de remplacer Coba Da Costa, qui aura joué plus longtemps que jeudi mais sans montrer grand chose de plus. Ibrahima Kanaté, bien qu'imprécis, percute bien plus que l'Hispano-Guinéen, envoie un centre très dangereux (62e). Anderlecht est mieux remonté sur la pelouse, même s'il faut que Degreef intervienne après un bon travail de Karetsas (58e).
Genk finit par faire la différence logiquement
Côté Genk, c'est l'entrée au jeu de Yira Sor qui va faire la différence : lancé à la limite du hors-jeu, il prend de vitesse la défense adverse et va tromper calmement Coosemans (68e, 1-0). On est furieux côté Anderlecht car Nathan Saliba était resté au sol, la lèvre en sang. Le score, cependant, est logique.

Les montées au jeu assez catastrophiques de Hazard, Cvetkovic et Bertaccini n'amèneront absolument rien sur le plan offensif, à l'inverse de Genk où Robin Mirisola, qui a remplacé un Bibout insuffisant, montre ses qualités. D'abord en étant trouvé par Yira Sor sur un beau contre (81e), puis en plaçant sa tête hors de portée de Coosemans sur corner (85e, 2-0).
Le break est fait, la messe est dite, et le bilan dramatique du RSCA se porte à 5/24. Le miracle, c'est bien sûr que La Gantoise et Charleroi aient eux aussi perdu, ce qui pourrait bien être un tournant dans la course aux Playoffs. Quoique, dans une telle forme, tout peut encore arriver à ces Mauves-là... tandis que le Racing Genk, de son côté, mérite clairement mieux que son classement actuel.