L'un des pires Anderlecht de la saison réalise un véritable braquage au Cercle de Bruges !
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Inexistant pendant trois quarts d'heure, le RSC Anderlecht a fini par trouver les ressources nécessaires pour aller chercher les trois points au Cercle de Bruges. Mérité ? Non, mais nécessaire à l'aube de cinq matchs en déplacement.
Deux semaines de trêve lors desquelles il a été privé de ses internationaux, suivies de cinq rencontres à l'extérieur : Vitor Bruno vit peut-être l'une des périodes les plus délicates à gérer de son entame de règne au RSC Anderlecht.
Mais ce déplacement au Cercle de Bruges était sur papier le plus accessible des cinq à venir, face à des Groen & Zwart pas en grande forme... et les Mauves l'ont particulièrement mal entamé. En première période, il n'y en a que pour le Cercle.
Un Anderlecht totalement inoffensif
Coosemans se fait très peur sur une relance catastrophique (2e), le RSCA est léthargique et joue trop bas : la deuxième perte de balle coupable de Marco Kana d'affilée est fatale et profite à Abdoulie Manneh (11e, 1-0). Devant, il ne se passe rien : Kondo et Kakou éteignent Ambros et Winkler. Maamar est pris dans le dos, Akinsola n'en profite pas (18e), Kana dévie une reprise du bras sans qu'un penalty soit sifflé (23e).
Koutsoupias et Kana, en revenant systématiquement devant leur défense pour notamment soulager le jeune Barry, qui dispute ses premières minutes en équipe A et s'en sort assez bien, se marchent sur les pieds. Pétrot se fait peur mais revient à la course devant un Ngoura peu inspiré (29e), et le Cercle arrive même à la mi-temps avec des regrets quand on voit la reprise de Le Roux passer au-dessus sur un corner (35e). Rien à signaler côté Mauve à part des centres ratés d'Ambros et des tirs optimistes de Bentayeb : à la pause, les expected goals anderlechtois sont de 0,06.
Sans surprise, Vitor Bruno intervient à la pause, sortant Ambros et Sikan pour Antman et Cvetkovic. Une nouvelle perte de balle de Kana presque sur l'engagement plante cependant le décor (46e), tandis que Barry continue de mettre Ngoura dans sa poche (47e). La première vraie occasion anderlechtoise tombe cependant enfin grâce à une belle action emmenée par Bentayeb et Winkler, dont le tir est dévié (52e).
Bruno a du travail avant Zagreb, malgré la victoire
La seule satisfaction anderlechtoise ce samedi après-midi aura probablement été Barry, qui sauve encore ses couleurs devant un Martens un peu lent à lâcher son ballon (61e). Ngoura, qui avait pris le meilleur sur Pétrot, se laisse tomber un peu trop facilement (62e) - un peu comme Cvetkovic devant Kakou quelques minutes plus tard (72e). Le VAR ne se laisse pas berner.
Ceux qui pensaient que le match finirait sur un attaque-défense avec un Anderlecht faisant le siège des buts de Coucke en seront pour leurs frais, car c'est bien Colin Coosemans qui devra sauver ses couleurs devant Steve Ngoura (77e). Mais le plus mauvais Anderlecht de cette saison va pourtant finir par s'en sortir : le Cercle laisse jouer, Léo Pétrot envoie un surprenant centre au second poteau où Tawfik Bentayeb est absolument seul (87e, 1-1).
On passe une première fois tout près du hold-up quand une grosse erreur de Kakou - jusque là impérial - profite à Bentayeb... qui frappe à bout portant sur Coucke (90e+1). Puis, le braquage est finalisé : Adriano Bertaccini, qui d'autre, est à la réception d'un centre quatre étoiles d'Oliver Antman et place sa tête au fond (1-2, 90e+4). C'est très cruel pour le Cercle, et on ne peut qu'espérer que Vitor Bruno, de son côté, aura pris des notes malgré la victoire. Mais si les cinq matchs à l'extérieur sont gagnés de cette façon, personne ne s'en plaindra à Anderlecht...