"Il fallait une grosse paire de c**illes" : à quand une statue de Romelu Lukaku devant le Stade Roi Baudouin ?
Photo: © photonews
Mais quelle entrée, encore une fois, de Romelu Lukaku. Le meilleur buteur de l'histoire des Diables a encore endossé ce costume de sauveur qui lui va à ravir, même s'il aurait aimé vivre une autre soirée.
Au micro de la RTBF, Romelu Lukaku n'y a pas été par quatre chemins : "Y'en a marre, des matchs comme ça", souriait celui qui, en 2018, laissait déjà filer un ballon entre ses jambes pour Nacer Chadli et le 2-3 face au Japon. Le scénario était encore plus fou cette fois avec des Diables Rouges dans les cordes.
"On a manqué de caractère, c'est ça qui nous a tués en début de rencontre. Puis, désolé de le dire comme ça, mais il fallait une grosse paire de c**illes et c'est ce qu'on a eu", lance Lukaku. Dont le rôle ne s'est pas limité au terrain : lorsque Trossard et Tielemans en sont presque venus aux mains, il est venu remettre du calme dans la baraque et recadrer tout le monde.
Puis, bien sûr, il y a cette entrée au jeu : pas toujours très précis, il a imposé son gabarit face à des défenseurs sénégalais soudainement moins sereins. Et puis, il y a cette connexion avec Thomas Meunier au premier poteau, pour la deuxième fois du tournoi - cette fois avec un but au bout, et pas un autobut. "Mon père me guide de là-haut", déclare Romelu, ému.
Romelu Lukaku, l'autre capitaine des Diables Rouges
Une émotion qui l'a poussé à respecter la hiérarchie et ne pas s'emparer du ballon pour tirer le penalty décisif à la 119e, le laissant à Youri Tielemans. "Je passe par des émotions compliquées en ce moment. Je préférais donc que Youri le tire. C'est l'équipe qui doit gagner, pas moi personnellement".
Des mots... de capitaine, ce que Romelu Lukaku est, brassard ou pas, tout le monde en est conscient. : "Ce sont des victoires comme ça qu'il faut pour unir encore plus le groupe. On est déjà un groupe uni mais des victoires comme ça, ce sont les plus belles pour les supporters et pour nous", conclut-il.
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Une chose est sûre : avec l'attitude que Lukaku montre dans ce tournoi, où il s'efface au service du collectif en acceptant superbement son rôle de remplaçant de luxe, il confirme son statut. Celui d'un joueur qu'on pourra toujours critiquer sportivement, certes, mais qui mérite un respect immense et éternel pour tout ce qu'il a fait, fait toujours et, espérons-le, fera encore un petit temps au service du maillot. Une statue devant le Stade Roi Baudouin ? C'est le minimum, un jour ou l'autre...
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