"Ça, il ne va pas aimer l’entendre" : Vitor Bruno explique son premier coup tactique sur le banc anderlechtois

Johan Walckiers
Scott Crabbé et Johan Walckiers depuis het Lotto Park
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"Ça, il ne va pas aimer l’entendre" : Vitor Bruno explique son premier coup tactique sur le banc anderlechtois
Photo: © photonews
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Pour sa première au Lotto Park, Vitor Bruno est passé par toutes les émotions. Voici ses mots, pourtant déjà très calmes et tempérés, à l'issue de cette qualification.

Un mois après sa conférence de presse d'intronisation, c'était cette fois dans la liesse d'une qualification européenne que Vitor Bruno s'est présenté pour la deuxième fois dans la salle de presse du Lotto Park. Malgré l'euphorie du moment, il prenait déjà beaucoup de recul sur la prestation d'ensemble de son équipe.

L’entraîneur était loin d’être satisfait de la première mi-temps, mais il a vu son équipe se métamorphoser après la pause. Où était le Sporting lors des 45 premières minutes ? "On ne peut pas oublier la qualité de l’adversaire", tempère Bruno. "En première mi-temps, on a eu du mal à contrôler le match. On voulait changer quelque chose après la pause. Ce n’était pas lié au fait que Ludo et Josh soient sortis, car le système est resté en grande partie le même. Les joueurs qui sont entrés ont simplement apporté une autre dynamique."

Pour le coach portugais, tout tourne autour du pressing collectif. "Il faut presser en équipe, c’est le point de départ. Cette dynamique nous a manqué en première période. Après la pause, elle était là, et c’est pour ça qu’on a vu un Anderlecht très différent."

Les remplaçants font la différence

Bruno avait déjà le sentiment avant la rencontre que le match se déciderait grâce à son banc. "J’ai dit aux gars sur le banc avant le match qu’ils seraient tout aussi importants, voire peut-être plus importants, que les titulaires. Je savais qu’on aurait besoin de sang frais."

Ces mots se sont révélés prophétiques. Après son entrée, Mihajlo Cvetkovic a apporté beaucoup plus de danger et a donné un nouvel élan aux Bruxellois. Bruno a été interrogé sur l’absence du buteur serbe au coup d’envoi. Sa réponse était révélatrice. "S’il réagit comme ça à chaque fois qu’il est sur le banc, alors je vais le mettre sur le banc tout le temps", a rigolé l’entraîneur. "Ça, il ne va probablement pas aimer l’entendre".

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Puis est venue la vraie explication. "Il a eu un petit souci au début de la préparation, ce qui lui a fait perdre cinq jours. Du coup, il a un peu raté le train. En même temps, Sikan a énormément travaillé pour l’équipe. Mais Cvetkovic a livré une très grande seconde période".

L’expérience doit encadrer la jeunesse

Le Portugais a également souligné qu’Anderlecht n’en a pas fini sur le marché des transferts. Le coach voit un groupe particulièrement jeune et estime que de l’expérience supplémentaire reste nécessaire.

"On connaît les besoins de cette équipe. C’est un groupe très jeune. On ne peut pas mettre toute la pression sur ces jeunes joueurs. Ils ont énormément de qualité, mais elle doit être encadrée par des joueurs expérimentés. Ce sont eux qui doivent donner aux jeunes le confort de pouvoir faire des erreurs", explique-t-il.

Antoine Sibierski aura donc lui aussi encore du boulot : "On se parle tous les jours. Les joueurs peuvent venir frapper à ma porte chaque jour. Tant que ces jeunes continuent à travailler sans limite tous les jours, on prendra les bonnes décisions."

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