Il y a 10 ans, Sergio Aguero envoyait Manchester City au paradis

Antoine Bourlon
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Il y a 10 ans, Sergio Aguero envoyait Manchester City au paradis

Manchester City a érigé ce vendredi une statue en l'honneur de l'Argentin, buteur il y a 10 ans à l'issue d'un scénario légendaire. Retour sur l'un des moments les plus marquants de l'Histoire du foot anglais. 

Très peu de joueurs peuvent se targuer d'avoir une statue à leur effigie en Angleterre, pays où le football s'est érigé en véritable religion dépassant largement les frontières de ce sport. Bobby Moore, Gordon Banks, Thierry Henry, et même Vincent Kompany. Tous ces athlètes ne méritent cet honneur qu'en ayant écrit l'Histoire du "beautiful game", de leur équipe, en ayant inscrit leur nom au plus profond du coeur des supporters. En ce 13 mai 2022, c'est maintenant au tour de Sergio Aguero de voir un momument être érigé à son effigie, en mémoire à un but dont tout le monde se souvient encore. 

13 mai 2012. Manchester City accueille les Queens Park Rangers à l'Etihad Stadium. Les Citizens ont l'occasion de triompher de leur voisin mancunien et de gagner leur premier titre depuis 44 ans. 

Si l'adversaire est modeste - 17e de Premier League cette saison-là, la mission des hommes de Roberto Mancini est simple mais impérative : les 3 points. Et cela commence plutôt bien. A la 39e minute, Pablo Zabaleta s'infiltre dans le rectangle et tire. Sa frappe est déviée, d'abord par le pied d'un défenseur, puis par le gardien, avant de rentrer dans le goal par l'intermédiaire du poteau. Le stade explose. City est en route vers la gloire. 

L'on s'attend à une seconde mi-temps calme, maîtrisée par City. Mais les dieux du foot en avaient décidé autrement. Joleon Lescott manque complètement son intervention et lance Djibril Cissé en profondeur. L'ancien de Liverpool prend le ballon en drop et fusille Joe Hart. Stupeur. QPR égalise à la 48e. 

La tension monte d'un cran. Le briscard Joey Barton entre alors en scène et fait ce qu'il sait faire de mieux : mettre le feu aux poudres. Le "bad boy" envoie son coude dans la figure de Tévez. Mike Dean est obligé de calmer les esprits des 22 joueurs, et Vincent Kompany ceux de ses coéquipiers.

Le scénario de cette journée folle n'en est encore qu'à ses balbutiements. Même réduit à 10, QPR va prendre l'avantage et climatiser totalement l'Etihad. La défense de City oublie complètement Mackie au deuxième poteau sur un centre. Les coeurs se brisent. Les Skyblues ont 25 minutes pour inscrire deux buts. 

93 : 20

Malgré les offensives mancuniennes, rien ne passe. Les visages se crispent, les larmes des supporters coulent. Près du banc de touche, Roberto Mancini s'accroupit, comme s'il implorait le ciel. Peut-être que, ce jour-là, il a daigné l'écouter...

L'on rentre dans les arrêts de jeu de la rencontre. David Silva tire un corner près du point de penalty. Edin Dzeko, alors critiqué durant toute la saison, s'élève plus haut que tout le monde et reprend de la tête dans le but ! Mancini harangue ses troupes, les fans mancuniens hurlent pour pousser leur équipe. City est à 3 minutes du paradis... ou de l'enfer. 

C'est alors que l'Argentin entre en scène. Il cherche le une-deux avec Balotelli. Le crack italien parvient à se retourner, lui glisse intelligemment. Le "Kun" ne se pose pas de questions et tire de toutes ses forces. La suite, on ne peut pas mieux vous la décrire qu'avec des images. 

"Balotelli, Agueroooooooooo !!!". Des scènes de joies phénomènales, inoubliables, tout comme ces mots submergés d'émotion du commentateur Martin Tyler. 

A Sunderland, les images des mines déconfites de joueur de Manchester United qui apprennent que City vient de marquer nous rappellent la dualité saisissante du foot. Tout peut basculer, en un instant, et les Red Devils passer de la lumière à l'ombre. 

Lors de l'intronisation de sa statue aux abords du stade de City, Vincent Kompany avait déclaré à la DH qu'Aguero avait été "mauvais" durant les 93 premières minutes. La marque des grands, de surgir au bon moment, pour délivrer tout le peuple bleu ciel.

Merci à toi, Kun, pour avoir gravé à jamais cette journée du 13 mai dans les mémoires des fans de football. 

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