Les Diables Rouges, emmenés par Lukebakio, giflent les USA chez eux dans un drôle de match
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La première période n'était pas fort encourageante, mais les Diables Rouges ont accéléré en seconde et dominé les USA... dans un match particulièrement désagréable à suivre depuis son canapé.
Vous nous excuserez d'avance si ce résumé, par moments, s'avère confus : n'étant pas à Atlanta, nous avons, comme tous les téléspectateurs, été par moments particulièrement embrouillés par ce choix incompréhensible de maillots de la part des USA et des Diables Rouges, par moment impossibles à distinguer les uns des autres.
C'est d'autant plus confus que le match débute en partant dans tous les sens : Raskin envoie au-dessus (3e), Weah multiplie les raids sur le flanc d'un De Cuyper en difficulté. Lammens capte tranquillement un tir de Robinson (9e), Saelemaekers envoie une volée au-dessus (10e). Mais passée cette entame correcte des Diables, ce sera très compliqué.
McKenzie au bon souvenir du public belge
Pulisic et McKennie se promènent en effet, que ce soit dans un entrejeu Onana-Raskin fort peu dominateur ou sur les flancs. Les corners se succèdent : Weston McKennie pensait avoir fait 1-0, mais Senne Lammens sort un arrêt phénoménal (17e).
Doku multiplie les raids sans trouver la dernière passe, et les USA se rapprochent du but : Balogun ne profite pas d'une perte de balle de Saelemaekers (31e), puis l'ex-Genkois Marc McKenzie est totalement seul au second poteau sur un corner pour faire un 1-0 logique (39e).

Un but qui a le mérite de piquer au vif des Diables un peu endormis : Jérémy Doku reprend ses accélérations de plus belle et offre, coup sur coup, deux occasions solides à Kevin De Bruyne. C'est sur l'un des corners consécutifs qu'un second ballon parvient à Zeno Debast : de près de 30 mètres, l'ex-Mauve envoie une fusée que Turner ne parvient pas à suffisamment toucher (1-1, 45e). Il y a du mieux au moment de siffler la mi-temps.
Les Diables trop forts pour les USA en seconde période
La reprise se fait avec un Team USA porté vers l'avant, mais les missiles de Christian Pulisic, puis Timothy Weah manquent leur cible. Et, cynique, la Belgique en profite : Doku crochète, Saelemaekers surgit et met en retrait à Amadou Onana. Très en difficulté depuis le début du match, le Villain se rattrape en faisant 1-2 (53e).

C'est le point de bascule : Turner doit sauver ses couleurs du break... mais un tir est dévié par la main de Ream, et un penalty est logiquement sifflé. De Bruyne le laisse à Charles De Ketelaere, qui transforme tranquillement (1-3, 59e). C'est la débandade, aggravée par des changements qui désorganisent encore plus le match.
Parmi les entrants, il y a un certain Dodi Lukebakio : décalé côté droit par Meunier, il envoie une splendide frappe en lucarne pour faire 1-4 (68e). De quoi largement faciliter les débuts internationaux de Godts, De Cat et Ngoy, qui rentrent tous pour les vingt dernières minutes. Mika Godts offre d'ailleurs un superbe geste technique dès sa première touche de balle.
La qualité belge, d'ailleurs, est de plus en plus évidente au fil des minutes face à des USA aux fraises : une nouvelle combinaison permet à Dodi Lukebakio de s'offrir un doublé (1-5, 82e). Une démonstration offensive dont il est difficile de tirer des leçons, au vu des 10 (!) changements autorisés de chaque côté. Youri Tielemans aura d'ailleurs manqué sa rentrée avec une grossière erreur qui offre le 2-5 à Patrick Agyemang (87e). Insuffisant pour que le bilan global soit très négatif pour des USA qui ont du chemin avant d'être prêts pour "leur" Mondial. Les Diables Rouges, eux, ont fait le plein de confiance !