Vitor Bruno relativise : "Je veux que ça fasse mal à mes joueurs, puis qu'ils réagissent"
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Les joueurs d'Anderlecht étaient abattus après la défaite à Beveren. Vitor Bruno, de son côté, relativisait, bien conscient que ce premier résultat négatif devait bien finir par arriver.
L'entraîneur du Sporting d'Anderlecht n'avait naturellement pas le sourire après la défaite du SK Beveren... ou plutôt un sourire résigné. "Ils ont marqué et nous pas. Bravo à Beveren pour leur victoire", résumait-il en conférence de presse après la rencontre.
"Nous avons pourtant créé assez d'occasions pour marquer. Une fois, deux fois, peut-être même quatre ou cinq... mais c'est comme ça. Le résultat dépend de qui marque et de qui ne marque pas", continue Bruno, qui refuse d'utiliser le programme européen intense comme excuse.
L'Europe, jamais une excuse pour Anderlecht
"Je ne veux pas parler de ça. C'est évident que nous jouons tous les trois jours, qu'aujourd'hui c'était en début d'après-midi... mais si nous avions marqué 2-3 fois, nous tiendrions un autre discours", souligne-t-il. "Le prochain match de championnat sera aussi après un match européen. Ce sera souvent le cas, et ce ne sera jamais une excuse".
Vitor Bruno espère surtout voir une réaction de la part de ses joueurs. "Les grandes équipes naissent dans les moments difficiles, en réagissant. Je veux que mes joueurs se sentent mal. Je veux que ce soit douloureux. Ils faut qu'ils comprennent et le ressentent", affirme le Portugais.
"Nous ne travaillons ensemble que depuis deux mois. Ce moment allait arriver. Ca ne veut pas dire que nous étions les meilleurs avant ou que nous sommes les pires maintenant. Il faut rester rationnel. Le résultat sur ce match n'est peut-être pas mérité, mais c'est comme ça. Ce soir, ce sera peut-être difficile de dormir, mais demain, il faudra se reconcentrer", conclut Bruno.