Le Portugal patine, puis plante trois buts à la Hongrie dans une Puskas Arena bondée

Florent Malice
Florent Malice
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Le Portugal patine, puis plante trois buts à la Hongrie dans une Puskas Arena bondée
Photo: © photonews

On a longtemps cru à un remake d'Espagne-Suède, mais le Portugal a fini par trouver la faille, après avoir cru voir la Hongrie ouvrir le score en fin de match.

L'entrée en lice du tenant du titre est toujours un moment très attendu et on peut dire que le Portugal n'a pas droit à l'erreur : dans une Puskas Arena de Budapest remplie à ras-bord, spectacle sidérant à l'heure actuelle, mais si réjouissant, la Seleçao affronte le "petit poucet" du groupe de la mort, et un faux pas ce mardi ferait bien plaisir à l'Allemagne et la France.

On comprend vite, cependant, que le scénario de la rencontre se rapprochera un peu de celui de la  veille entre l'Espagne et la Suède : la Hongrie, courageuse, est dépassée par une séduisante équipe portugaise, plus joueuse qu'en 2016. Il faut déjà un arrêt de Gulacsi (6e) pour empêcher le Portugal de prendre rapidement l'avantage via Diogo Jota. Cristiano Ronaldo est ensuite hors-jeu sur un appel très intelligent, mais le portier magyar était encore sur son chemin (19e). 

ronaldo

Le même Ronaldo s'offre ensuite deux occasions : sur un centre venu de la droite, il saute plus haut que tout le monde mais pas assez pour redresser sa tête, qui passe à côté (30e), mais c'est surtout en fin de première période que le buteur de la Juventus manque l'immanquable, surpris par un ballon un peu fort venu de la gauche (43e). La Hongrie, elle, se repose sur ... Sallai et Szalai, qui tentent un peu seuls de mener les contres de leur équipe. Seul l'attaquant de Mayence réussit à "alerter" Rui Patricio d'une tête sur un coup-franc lointain. 

Solidarité ibérique 

Au retour des vestiaires, on prend les mêmes et on recommence, avec une pensée encore une fois pour le scénario de la veille à Séville : le Portugal, qui avait paru inspiré par moments, paraît désormais surtout stérile, pas aidé par un Ronaldo peu présent dans le jeu. Il faut un corner dès l'entame de la seconde période pour que Pepe inquiète Gulacsi (47e), mais ce sera trop peu tandis que la Hongrie prend ses aises, Szalai tentant même sa chance des 25 mètres. 

On se dit que le Portugal doit se méfier, notamment à partir de l'entrée de l'ancien Rouche Loïc Nego, et la Puskas Arena explose même lorsque le jeune Schön, monté au jeu également, profite d'une faute de main de Rui Patricio pour faire 0-1 ... mais est signalé (bien logiquement) hors-jeu (80e). C'est cruel, car dans la foulée, c'est finalement Raphaël Guerreiro qui trouve la faille (83e), avant que Cristiano Ronaldo ne convertisse un penalty pour tuer le match (0-2, 87e). Le capitaine portugais profitera enfin d'une superbe phaseen combinaison avec Rafa Silva pour rejoindre Lukaku au classement des buteurs (93e). Pas de miracle : la Hongrie risque de vivre un Euro très compliqué. 

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