Enfin le sursaut d'orgueil : les Diables Rouges écrasent la Nouvelle-Zélande... et gagnent leur groupe !

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Ils devaient faire le job : ils l'ont fait, et même plus. Les Diables Rouges ont déroulé face à la Nouvelle-Zélande... et dépassé l'Egypte, qui n'est pas parvenue à battre l'Iran.

S'il y a bien une chose que nous ne nous attendions pas à faire après deux matchs dans cette phase de poules, c'est tenir un oeil un peu anxieux sur les résultats des autres groupes pour voir si la Belgique avait une chance, en cas de ... troisième match nul, de figurer parmi les meilleurs troisièmes. Avec pour conclusion qu'un point risquait fort de ne pas suffire.

Pour éviter de passer près de 24 heures rivés à leurs écrans pour savoir s'ils étaient oui ou non qualifiés pour les 16e de finale, les Diables Rouges avaient donc une mission : gagner ce match face à une Nouvelle-Zélande sur papier bien plus faible. Mais on ne jurait plus de rien. À tort.

La Belgique aurait dû mener 0-5 à la mi-temps 

Car les All Whites, si courageux qu'ils étaient, n'ont absolument rien montré face à une équipe plus offensive alignée par Garcia : Vanaken intègre l'entrejeu, De Cuyper est aligné au back gauche (aux dépens de Meunier, Castagne démarrant à droite). 

De Ketelaere et Vanaken réactivent leurs connexions brugeoises mais en font trop (9e), Doku et KDB se trouvent bien et les centres des uns comme des autres sont dégagés en urgence. Leandro Trossard, encore en jambes, croit tromper Crocombe mais le ballon ne passe pas la ligne (11e). Les dribbles de Doku ne passent pas toujours et le jeune papa écrase une frappe sur Crocombe (16e). 

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Ca se rapproche cependant et on croit que ça rentrera sur penalty, mais la VAR nous détrompe (20e). Le Gunner ne sera pas frustré longtemps : juste après la pause boisson, un corner est dévié par Payne et Leandro Trossard surgit à bout portant (28e, 0-1). On se dit que les buts doivent maintenant pleuvoir, dans l'espoir que l'Egypte et l'Iran partagent.

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Doku enroule trop haut (39e), De Ketelaere se heurte piteusement à Crocombe (43e) : les Diables ont décidément bien du mal à marquer, tandis que la Nouvelle-Zélande n'est à demi-dangereuse que sur des centres bien gérés par Mechele et Courtois. 

Trossard répond à ses détracteurs 

Il reste cependant 45 minutes et des poussières pour n'avoir aucun regret. C'est encore Leandro Trossard qui va frapper : après une action intéressante de Doku, il crochète à son tour, frappe en deux temps et s'offre un doublé qui va lui faire beaucoup de bien (50e, 0-2). Et qui peut faire beaucoup de bien à tout le monde, car il ne manque alors qu'un but pour dépasser l'Egypte en tête du classement.

Ce but, ça aurait été un beau symbole que ce soit Matias Fernandez-Pardo qui le mette. Le Lillois a remplacé un Doku dont on attendait encore un petit peu plus, et sur un splendide contre lancé par Trossard, en feu, il frappe au-dessus (65e).

Altruiste sur un nouveau contre alors que le jeu s'ouvre, il sert ensuite De Bruyne plutôt que de tirer, et l'envoi de KDB est contré. Comme souvent dans ce match... mais pas quelques minutes plus tard, sur un nouveau bon travail de Trossard : Kevin De Bruyne fait 0-3 d'une frappe sèche (67e), et place virtuellement la Belgique en tête - et à Seattle pour les 16e. 

Il a encore fallu qu'on encaisse... 

Rudi Garcia décide alors de faire un peu tourner, faisant sortir Trossard (un peu touché) et De Bruyne, et l'équilibre de l'équipe s'en ressent : les Kiwis se procurent une grosse occasion via Wood (76e)... puis trouvent la faille sur corner, d'une belle frappe de seconde ligne d'Elijah Just (84e, 1-3). C'est tout sauf un détail, car de l'autre côté, l'Iran résiste à l'Egypte.

Dans la foulée, Garcia lance Romelu Lukaku sous une véritable ovation... et en deux courses et deux touches de balle, il est décisif : sa deuxième touche... est une tête smashée au fond sur un centre trois étoiles de Nicolas Raskin (86e, 1-4). Le score sera fixé par Alexis Saelemaekers, très bien monté, au bout des arrêts de jeu sur un excellent travail de... Lukaku, encore (1-5,  90e+4). Et dans le même temps ou presque, l'Iran tient bon, assurant la première place aux Diables Rouges. On appelle ça un miracle. 

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