Michel Preud'homme contraint d'enseigner une nouvelle matière à l'entraînement : "Puisque c'est permis..."
Alexandre Fiammetti
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Michel Preud'homme contraint d'enseigner une nouvelle "matière" à l'entraînement : "Puisque c'est permis..."

Michel Preud'homme contraint d'enseigner une nouvelle matière à l'entraînement : "Puisque c'est permis..."
Photo: © photonews

Ce dimanche, le Standard affrontera Genk lors de la 26ème journée de Jupiler Pro League. Après sa chute à Courtrai, le matricule 16 s'est bien relevé contre le Club de Bruges mercredi. La bonne mentalité affichée par les Rouches leur a permis de partager l'enjeu face au leader du championnat.

Beaucoup d'obserbateurs soulignent que le Standard répond présent face aux équipes importantes, mais que ce n'est pas souvent le cas contre les formations plus modestes. "Nous avons pris des points contre celles-là. En jouant moins bien ? C'est différent. En Coupe d'Europe, vous avez deux équipes qui jouent. Contre Bruges ou contre Genk, ils jouent et nous jouons aussi. Cela va dans les deux sens, il y a donc un peu plus d'espace pour l'un ou pour l'autre. Contre d'autres équipes qui ne veulent pas, il y a moins d'espace donc le football paraît différent. Cela semblenalors moins beau et bon car il y a un bloc adverse dans les trente derniers mètres. C'est compliqué de jouer contre des murs et de les transpercer. Ce fut le cas contre Ostende (2-1). Le football sera toujours plus beau si les deux équipes jouent", explique Michel Preud'homme.

Il a aussi tenu à évoquer un autre sujet. "Ici en Belgique, on permet beaucoup de choses. Les consignes à l'entraînement étaient de ne pas donner une solution à l'adversaire en commettant des fautes. Désormais, on peut voir que beaucoup d'équipes font la petite faute quand elles perdent le ballon pour se remettre dans le bloc défensif. Des fautes non passibles de carte jaune, pas toujours mais constamment là pour casser le rythme et empêcher l'adversaire de repartir vers l'avant. Ça se voit tout le temps et ce n'est pas assez puni. On donne des cartons dans les dix dernières minutes, c'est beaucoup trop tard. Les fautes d'anti-jeu qui empêchent la reconversion devraient être punies beaucoup plus rapidement. Puisque c'est permis, nous le faisons aussi désormais. Balanta l'a fait cinq fois et aucun carton. Rien que d'en parler, je sens que nous allons être puni...", explique l'homme fort des Rouches qui est désormais contraint d'enseigner cette nouvelle matière à ses troupes.

"Cela m'ennuie mais commettre ces petites fautes au bon moment, nous devons le travailler à l'entraînement. Nos joueurs ne sont pas habitués à faire cela mais ils commencent à comprendre que si nous voulons nous défendre face à ce que d'autres font, ce sera nécessaire. Ce ne sera pas la base de notre jeu, mais il faut savoir le faire pour éviter d'être naïf", a conclu MPH.

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