Ariël Jacobs très dur avec Anderlecht : "C'était presque aussi dramatique que le match lui-même"

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Ariël Jacobs, dernier entraîneur à avoir remporté la Coupe de Belgique avec Anderlecht en 2008, n'a pas caché son inquiétude après une nouvelle saison sans trophée pour les Mauves.

Ariël Jacobs avait beaucoup de choses à dire au sujet de la finale de la Coupe de Belgique. "Une équipe gagne un match, mais c’est un entraîneur qui perd un match", a-t-il lancé au micro de Café Constant.

"Après une victoire, tous les journalistes vont voir les joueurs parce que ce sont eux qui ont fait le travail. Mais quand ils perdent, ils disparaissent parce qu’ils n’ont aucune excuse. Quand j’ai entendu les interviews après la finale de Coupe..."

Une pression devenue difficile à supporter à Anderlecht ?

"C’était presque aussi dramatique que le match lui-même. Désolé ! Qui est obligé de venir parler ? Le coach. J’ai connu cette pression inhumaine au quotidien, une pression difficile à expliquer, au point d’avoir l’impression qu’elle sortait des murs. Le scénario idéal bien jouer et gagner facilement arrive rarement. Dès qu’un de ces paramètres disparaît, tout devient mauvais : les joueurs, le coach, le staff, la tactique... Pourtant, il y a eu une révolte générale après un mauvais match."

Ariël Jacobs pointe aussi une forme de résignation : "La semaine suivante, le train était pourtant de retour sur les rails. Aujourd’hui, ce qui m’agace, c’est que tout continue parce qu’il y avait cette finale de Coupe pour tout arranger. Avant, la limite était de cinq défaites maximum, c’était la tradition. Et ce n’était pas pour rien. Aujourd’hui, on n’ose même plus regarder les chiffres. Cela devient anormal. La résignation est étrange. Après la finale de Coupe, on parle maintenant de la quatrième place. Voilà à quoi on se raccroche."

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