Les coachs renvoyés trop vite? Pour Dury, "ils ont des responsabilités"

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Nous sommes champions du monde en limogeages de coachs. Chaque année, la moitié des entraîneurs de notre élite sont renvoyés en moyenne. Déjà quatre cette année... Francky Dury, exception à la règle, a des conseils à donner!

Les chiffres sont éloquents: quand les clubs belges sont dans le dur, c'est bien souvent l'entraîneur qui paie les pots cassés. Cette saison, notre élite en est déjà à quatre entraîneurs renvoyés, mais n'oublions pas la D1B avec quatre entraîneurs renvoyés sur à peine huit clubs.

Un tiers des clubs professionnels a donc renvoyé son coach. Sommes-nous les champions du monde en ce domaine? Probablement.

En 2014, nous avons dû changer notre fusil d'épaule et commencer une opération de sauvetage

Francky Dury est quant à lui depuis cinq ans en place à Zulte. Mieux encore, il est maintenant sous contrat jusqu'en 2023 (!), une belle preuve de confiance. Quand son club était dernier en 2014, la direction a maintenu sa confiance en lui.

“J'ai la chance d'avoir deux emplois ici. En tant que manager sportif, je peux aussi diriger la vision sportive du club à long terme", explique Dury. "Ca ne me permet évidemment pas tout, mais c'est un avantage".

Les entraîneurs doivent savoir où ils vont

“Aujourd'hui tout va bien, mais il y a deux ans nous avons dû changer notre fusil d'épaule et entamer une opération sauvetage. Jai la sensation que parfois les entraîneurs belges sont renvoyés trop vite.

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Mais en tant qu'entraîneur, il faut également prendre ses responsabilités “Je dirais qu'un coach doit savoir où il va. L'équipe est-elle équilibrée? Peut-il aider dans la recherche de profils sur le marché des transferts? Que se passera-t-il en janvier? Ce sont des questions qu'un entraîneur doit se poser, c'est de leur responsabilité aussi", estime Dury.

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