Exclusif - Yves Vanderhaeghe : "Tottenham me voulait à l'époque, mais ma priorité était Anderlecht"

Alessandro Schiavone
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Exclusif - Yves Vanderhaeghe : "Tottenham me voulait à l'époque, mais ma priorité était Anderlecht"
Photo: © photonews

Yves Vanderhaeghe retrouve "son" Anderlecht ce vendredi soir. Un club qu'il a gardé dans son coeur, et pour lequel il a à l'époque refusé la Premier League.

La carrière d'Yves Vanderhaeghe, que ce soit comme entraîneur ou comme joueur, a eu lieu exclusivement en Belgique depuis ses débuts. Lorsqu'il était joueur, le coach du KV Courtrai avait un rêve : être champion de Belgique. "En 1999, quand je suis devenu international belge pour la première fois, il me restait ce rêve et j'ai rejoint Anderlecht pour quatre saisons à l'époque", se rappelle Vanderhaeghe pour Walfoot

"Nous avons empoché le titre dès ma première saison, plutôt bien joué en Ligue des Champions ... Puis plusieurs cadres sont partis : Bart Goor, Thomas Radzinski, Jan Koller et Didier Dheedene. Puis c'était au tour de Lorenzo Staelens, parti au Japon", raconte-t-il. "Il fallait bien que quelqu'un reste. Et ça s'est avéré être moi (rires)". Pourtant, au lieu d'opter pour le RSCA, Vanderhaeghe a bel et bien eu la possibilité de rejoindre l'étranger. 

Anderlecht plutôt que la Premier League 

"J'ai signé à Anderlecht avant l'Euro 2000. Mais avant de faire ce choix, j'ai entendu parler de l'intérêt de plusieurs clubs. Tottenham me voulait", révèle Yves Vanderhaeghe. "Mais à l'époque, et même s'ils étaient déjà plus grands que des équipes belges, Tottenham n'avait ni le nom ni le statut actuels. Ma priorité, c'était Anderlecht", affirme-t-il. "Même si l'Angleterre est toujours un rêve pour tout le monde, évidemment. Les stades, le public ... Mais aussi les mentalités. En Angleterre, si un footballeur réussit, gagne de l'argent, on le voit comme une star, on est positif. En Belgique, on voit les footballeurs comme des enfants gâtés", regrette le coach courtraisien. 

Reste à un jour réaliser le rêve de l'étranger ... en tant que coach. "Il y a une différence entre la perception du joueur belge et du coach belge à l'étranger. Dans chaque grand club, vous trouvez un joueur belge, de nos jours", pointe Vanderhaeghe. "Mais combien d'entraîneurs belges à l'étranger au haut niveau ? Il y a eu Marc Wilmots à la tête de l'Iran et de la Côte d'Ivoire, c'est à peu près tout". 

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