Amadou Onana est-il la solution pour bloquer l'arme offensive n°1 de la Nouvelle-Zélande ?

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Battre la Nouvelle-Zélande ce vendredi (samedi matin heure belge) paraît une mission largement à portée de nos Diables Rouges, mais s'il faut se méfier d'un homme, c'est de Chris Wood.

L’attaquant de Nottingham Forest est le leader incontestable des All Whites : leur capitaine, leur point d’appui et leur principal finisseur (45 buts en 92 matchs). Il faudra répondre à cette menace, notamment sur le plan physique, alors que Nathan Ngoy sera suspendu.

Une piste surprenante est peut-être donc de reculer Amadou Onana d’un cran. Car s’il y a bien un Diable Rouge capable d’apporter une réponse à Wood, physiquement et dans les airs, c'est le solide milieu de terrain d'Aston Villa, qui a magnifiquement joué ce rôle face à la Croatie. 

Chris Wood, le pilier de la Nouvelle-Zélande 

Quand on observe la Nouvelle-Zélande, on comprend vite que presque tout tourne autour de Chris Wood. Avec son mètre nonante-et-un, l’attaquant de Nottingham Forest est le ceur du jeu offensif. À 34 ans, il est bien plus qu’un simple pivot qui attend un centre dans le rectangle.

Wood est constamment recherché par ses équipiers et sert de lien entre le milieu et l’attaque. Le gardien Max Crocombe n’hésite pas à allonger vers son avant-centre, convaincu que Wood gagnera souvent le premier duel ou, au minimum, créera suffisamment de chaos dans la défense pour que le reste de l'équipe en profite.

Sa seule présence pose déjà des problèmes. Les défenseurs sont sans cesse forcés au contact, doivent faire des choix de placement et laissent beaucoup d’énergie dans des duels qui s’étirent pendant nonante minutes.

Et même si Wood ressemble, à première vue, à un avant-centre cible traditionnel, son jeu ne se résume pas à la puissance et à la taille. Il décroche régulièrement, conserve étonnamment bien le ballon et possède assez de technique pour lancer ses partenaires. Ce qui le rend d’autant plus dangereux.

Amadou Onana pour bloquer Chris Wood ? 

Wood n’est donc pas seulement important de par son capital buts. Sa présence ouvre des espaces aux joueurs qui l’entourent. La Nouvelle-Zélande peut compter sur Elijah Just (Motherwell FC) et Sarpreet Singh (Wellington Phoenix), deux éléments capables de profiter du chaos créé par leur attaquant et capitaine.

Avec la suspension de Nathan Ngoy, la Belgique doit chercher une alternative en défense. Les options classiques sautent aux yeux, mais le staff technique doit peut-être surtout tenir compte du profil spécifique de l’adversaire. C'est là qu'Amadou Onana peut s'ériger en option intéressante. 

Avec sa taille, sa puissance et son excellent timing dans les duels aériens, il possède exactement les qualités nécessaires contre un joueur comme Wood. Défensivement, Onana est particulièrement solide dans les airs et il a aussi la force pour tenir dans les duels directs.

Wood est connu pour chercher le contact en permanence dans le rectangle. Il utilise son corps intelligemment, protège le ballon et tente de déséquilibrer les défenseurs. Beaucoup d’axiaux finissent par reculer face à ce type d’attaquant. Onana semble toutefois être l’un des rares Diables Rouges capables de répondre au défi. 

Le problème, c'est que ce choix en implique un autre : repasser à une défense à trois, dans un match aussi crucial que celui de vendredi. Face à la Croatie, cela avait payé - mais rappelons tout de même que la première mi-temps n'était pas très réussie, et l'adversaire tout autre. Cependant, mettre Onana dans un rôle de "libéro" entre défense et milieu permettrait aussi, peut-être, d'aligner un entrejeu plus créatif devant lui, avec un Hans Vanaken qu'on aimerait beaucoup voir titulaire...

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