Le déséquilibre qui a précipité la défaite d'Anderlecht : "On parle des fondamentaux"
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Anderlecht est tombé de haut avec cette défaite 3-0 contre l'Union Saint-Gilloise. Les joueurs mauves sont conscients d'avoir été dominés. La réaction de Marko Kana a notre micro est assez claire.
Marco Kana a parfaitement résumé la situation après le match. “Il y avait deux équipes avec beaucoup de qualités, mais pour pouvoir les montrer, il faut gagner ses duels. On parles des fondamentaux. L’Union en a remporté davantage que nous, ce qui a aussi permis à ses qualités de mieux s’exprimer".
C’est là que s’est faite la différence. L’Union a joué avec davantage d’intensité, a réagi plus prompteement sur les seconds ballons et n'a pas permis à Anderlecht de construire. Les qualités de joueurs comme Ambros et Nga Kana ont donc également été insuffisamment mises en valeur.
Un scénario qu'Anderlecht ne connaît que trop bien au Parc Duden
À cela s’est ajouté le fait qu’Anderlecht n’a une fois de plus pas trouvé de réponse face à la supériorité numérique au milieu de terrain. Kana et Llansana ont été étouffés par Zeneli, Van De Perre et Zorgane.
“Nous avons des joueurs créatifs, nous l’avons déjà démontré. Mais pour permettre à cette créativité de s’exprimer, il faut gagner les duels. Aujourd’hui, ce n’était pas le cas", poursuit Kana.
Anderlecht a ainsi souvent dû courir après le ballon, tandis que l’Union pouvait accélérer à chaque fois après avoir remporté un duel. Contrairement à ce qu'on a pu voir lors de ses matchs européens, Anderlecht était dans la réaction.
Une défaite logique
“C’est une victoire méritée pour l’Union, même si le 3-0 est un verdict lourd", poursuit Kana. Selon lui, cette défaite ne doit pas remettre en question le bon début de saison de l'équipe.
“Il y a moins de 72 heures, nous étions encore les rois du monde après notre qualification européenne. En tant que joueurs, nous ne devons pas nous laisser emporter par l'euphorie après une victoire, mais nous ne devons pas non plus sombrer après une défaite".
Mais en attendant, cette prestation a mis en avant les manquements que les adversaires continentaux du Sporting n'avaient pas su exploiter : “Ca fait très mal, il nous reste encore beaucoup de travail".