Interview: Entretien exclusif avec Bertrand Crasson: "Je suis sûr que je peux être T1 et amener des résultats"
Hermès Van Dammepar Hermès Van Damme
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Entretien avec Bertrand Crasson, l'ancien Diable nous parle de son expérience en Thaïlande et son désir de trouver un club en Belgique

Entretien exclusif avec Bertrand Crasson: "Je suis sûr que je peux être T1 et amener des résultats"

Bertrand Crasson, ancien joueur d'Anderlecht ou de Naples et ancien Diable, est actuellement de retour en Belgique. Devenu consultant après sa carrière pro, il est ensuite parti entraîner en Thaïlande. Cinq ans plus tard, il est de retour au pays et nous sommes partis à sa rencontre.

Le championnat Thaïlandais terminé, Bertrand Crasson est revenu en Belgique pour revoir sa famille et... "Téléphoner à gauche à droite pour montrer que je suis encore là" dit-il. Interview de l'ancien Anderlechtois à la sauce thaïlandaise.

Alors, ras-le-bol de l'Asie et de la Thaïlande ?

Non pas du tout. Mais ça fait cinq ans que je suis là-bas et j'ai fait le tour. J’ai travaillé avec des grands coaches comme Sven-Goran Eriksson (BEC Tero de 2012 à 2013 ndlr.) ou René Desayere, j’ai entrainé des équipes premières, des jeunes, j’ai fait des académies… J’ai formé les trois quarts de l’équipe nationale actuelle de Thailande.

Quel est le niveau en Thaïlande ?

Le niveau là-bas est assez bon en général. Il faut aussi tenir compte des conditions: Il fait très chaud et très humide donc c’est compliqué. Ça va de mieux en mieux mais il faudra sans doute attendre encore 5 à 10 ans avant d’avoir un résultat correct. Le problème là-bas est que les présidents sont souvent impatients donc c’est compliqué d’avoir une continuité dans le travail. Il y a quelques bons joueurs étrangers et ce sont eux qui font la différence.

Il n'y a pas cette culture de la gagne absolue comme en Europe - Bertran Crasson Partage cette citation:

Peut-on comparer le championnat thaï à un championnat européen ?

Non. Mais il y a 6 ou 7 équipes qui sont de bonnes équipes. Sinon, ça reste assez moyen. Mais la culture thaï fait que ce n’est pas comparable avec le foot européen. Il n’y a pas de pression là-bas. La presse est inexistante. Il n’y a pas cette culture de la gagne absolue comme il y a en Europe. Buriram, le plus grand club thaï, a un stade de 25.000 places. Mais dès qu’ils affrontent d’autres formations en Ligue des Champions asiatique, c’est compliqué.

Ils ont des infrastructures mais il faut attendre quelques années avant que les clubs puissent atteindre le niveau japonais ou australien.

Quel est votre objectif personnel à court/moyen terme ?

Trouver un club qui me permettrait d’entraîner une équipe première. De pouvoir travailler avec quelqu’un qui me laisse travailler dans ma vision du foot. Là-bas, ça change tout le temps. La stabilité c’est la base dans une équipe comme dans un club. Comme je l'ai dit, les présidents en Thaïlande sont très impatients et il y a beaucoup de changements. Ce n'est donc pas évident de travailler à terme là-bas. C'est plus facile en Belgique.

J'attends l'opportunité de quelqu'un qui me donne une chance

Un poste d'adjoint, ça vous tenterait ?

Je ne dirais pas non. Ça dépend la manière de travailler de l’entraîneur. J’ai quand même une grosse expérience même si j’ai encore beaucoup à apprendre. Je préférerais bien-sûr être T1. Compte tenu de mon historique, je pourrais passer par là. Toutefois, je peux certainement entraîner une équipe en tant que T1 et amener des résultats, j’en suis certain.

Oui, mon expérience est uniquement en Thaïlande mais il ne faut pas oublier que j’ai travaillé pendant six ans comme analyste. J’ai analysé pas moins de 500 matches, ce qui m’a beaucoup aidé en tant que coach. J’attends l’opportunité de quelqu’un qui me donne une chance.

Mais un retour en Asie n'est pas exclu ?

Je pourrais très bien continuer en Asie. Mais j’ai surtout envie d’entraîner. J’ai quelques propositions au Vietnam ou à Singapour. Maintenant, je me dis qu’il y a peut-être moyen de retravailler en Belgique.

J’étais à BEC Tero pendant 4 ans. J’ai été coach et assistant. Les joueurs se sont éclatés, ils ont tous beaucoup évolué. Je suis donc arrivé à Ratchaburi et le président voulait que je fasse la même chose. Mais c’est beaucoup plus compliqué dans ce club. Tout simplement parce que la qualité n'est pas là. Donc on verra, je téléphone un peu à gauche à droite pour montrer que je suis toujours là.



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