Un Lukaku en mission roule sur une faible Russie et rend l'hommage parfait à Christian Eriksen

Florent Malice
Florent Malice depuis la Gazprom Arena
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Un Lukaku en mission roule sur une faible Russie et rend l'hommage parfait à Christian Eriksen
Photo: © photonews

Dans une ambiance tendue et particulière en début de match, les Diables Rouges ont rapidement fait la différence face à une Russie larguée. Un homme a brillé : Romelu Lukaku.

Quel drôle de contexte que celui de ce Belgique-Russie : l'heure précédente, on ne peut pas le cacher, a été passée à scruter les informations concernant la situation de Christian Eriksen, en espérant de bonnes nouvelles. Celles-ci sont finalement arrivées assez vite, et le spectre d'un report du match, pas inimaginable si le pire s'était produit, s'est éloigné. Sans que cela ait, bien sûr, la moindre importance par rapport à la santé du joueur danois. 

C'est donc à la fois la tête encore embrouillée (plusieurs Diables connaissent bien sûr Eriksen de près) mais aussi dans une atmosphère hostile que la Belgique lance son Euro 2020 : si les supporters russes sont tout ce qu'il y a de plus sympathiques et chaleureux aux abords du stade et en ville, une fois dans la Krestovski Arena, c'est une autre musique - celle des sifflets. Surtout lorsque les Diables ne dérogent pas à leur règle et s'agenouillent avant le match, sous un torrent de huées. 

Un Lukaku en mission 

La Belgique est-elle décontenancée par cette ambiance ? Toujours est-il que le début de match est tendu et donne l'impression que la Sbornaya peut poser problème, même si le schéma qui sera celui de tout le match est posé dès le début : long ballon - Dzyuba - remise. De quoi embêter Boyata et Vertonghen quelques minutes.

Lukaku Romelu
© photonews

Une dizaine, plus précisément : le temps qu'il faut pour que Semenov se troue bêtement sur un ballon anodin de Mertens vers Lukaku. Rom' ne se fait pas prier et fusille Shunin (10e), avant de rendre hommage à son ami Eriksen. On le savait en mission lors de cet Euro mais le drame d'avant-match et les sifflets au coup d'envoi l'ont encore transfiguré. La prestation de Lukaku est tout bonnement hallucinante : en remises, en dribbles, en décrochage, en ouverture du jeu, il est partout.

Après une tête dangereuse de Fernandes sur phase arrêtée (13e), il n'y en a plus que pour les Belges : un déboulé "à la Lukaku" force Dzhykia à un retour en urgence. Malheureusement, le tableau se noircit lorsqu'un choc entre Kuzyaev et Castagne force les deux joueurs à sortir : l'Ardennais aurait la pommette cassée, et son Euro pourrait bien s'arrêter là. Thomas Meunier reçoit donc l'occasion de faire taire les sceptiques et le fera plus tôt que tard.

Thorgan Hazard se promène côté gauche, envoie un centre vicieux que Shunin renvoie sur Meunier  (0-2, 34e). stade se tait : il constate comme nous la faiblesse franchement catastrophique de sa sélection. C'est ensuite Carrasco qui s'offre un solo de folie et aurait pu faire 0-3, mais l'écart reste de deux buts à la pause, et la Belgique n'est même pas grande. 

Castagne
© photonews

Au retour des vestiaires, on sent la volonté de sauver la face devant 26.000 personnes déconfites, et il faut le reconnaître, un but paraît vite tombé tant sur phase arrêtée, la Belgique n'est pas irréprochable. Mais quand le plan de jeu est si limité (Dzyuba, si volontaire qu'il soit, ne peut pas faire miracle et est très bien tenu par Boyata), ça ne peut rien donner de fameux. Golovin, notamment, est fantômatique, lui qui a pourtant de l'or dans les pieds, tout comme Cherysev malmené. 

Si Cherchesov est forcé de faire ses cinq changements très vite (en plus de Kuzyaev, l'antique Zhirkov s'est également blessé en fin de première période et Barinov sorti à la pause), Martinez peut gérer et en profite pour dnner du temps de jeu à Eden Hazard, qui monte à la 70e, acclamé par des Russes qui n'ont pas oublié 2018. Le Madrilène tente d'accélérer mais est vite séché par ses gardes du corps. 

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Un tour de chauffe idéal 

La Sbornaya joue mieux en seconde mi-temps : Miranchuk, l'un des rares expatriés, force Boyata à un superbe geste défensif. Le défenseur du Hertha est l'un des hommes du match, lui qui était la surprise d'un Martinez qui réussit son début d'Euro ... mais aura des soucis. Car après Castagne en première période, c'est Vertonghen qui est sorti touché pour Vermaelen. 

Aucun stress inutile cependant en fin de match : alors que la Russie paraît avoir lâché l'affaire, Romelu Lukaku, lancé en profondeur par un Meunier décidément bien monté, donne au score des allures de claque (0-3, 88e). Le buteur de l'Inter Milan est applaudi par le stade, beau joueur : il a pris sa revanche. Mission accomplie, avec une dernière pensée pour Christian Eriksen. Danemark-Belgique, jeudi, aura une saveur un peu amère. Et sera déjà couperet pour les Danois, tandis que nos Diables lancent leur Euro de la meilleure des manières.

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