L'équipe B n'a pas gagné de points, mais Dodi Lukebakio, encore, évite la défaite aux Diables face au Mexique

© photonews

Le Mexique aura été un autre morceau que les USA, mais c'est en bonne partie en raison des nombreux changements effectués par Rudi Garcia. Les Diables Rouges ont encore pu compter sur une merveille de Lukebakio.

Un avant-goût de Coupe du Monde, c'est aussi ça : se lever au beau milieu de la nuit (ou veiller, pour les courageux), à 3h du matin, pour un match des Diables Rouges. Et les supporters qui l'ont fait ont du mérite, car à Chicago, c'est globalement une équipe bis qu'a aligné Rudi Garcia.

Seuls De Cuyper et, plus étonnant, De Bruyne (de quoi rassurer sur son physique) restent du onze qui a débuté samedi : Tielemans et Witsel sont associés au milieu, De Winter et Ngoy dans l'axe, Openda reçoit une nouvelle chance devant, encadré par Lukebakio et Godts.

On comprend vite que cette équipe manque d'automatismes - et d'un peu de tout - face à un Mexique certes moins bling-bling que les USA et leurs Pulisic, McKennie ou Weah, mais nettement plus technique et joueur. Sels passe proche de la floche devant Quiñones après deux minutes ; Gallardo confirme d'un centre-tir très dangereux dans la foulée (6e).

Une Belgique B, voire C qui n'a pas le niveau 

Koni De Winter, si impérial à Milan, a visiblement le stress de la sélection et est battu devant Jimenez, qui manque fort heureusement son contrôle (16e) ; ce n'est que partie remise car c'est toute la défense (et Witsel) qui est à la ramasse sur un corner, talon d'Achille des Diables, ce dont profite Jorge Sanchez (19e, 1-0). 



{READALSO}

De l'autre côté, c'est fantômatique devant (Mika Godts multiplie les pertes de balle, Openda loupe à peu près tout), et l'entrejeu Witsel-Tielemans a bel et bien fait son temps. Quiñones peut en témoigner : il se balade et alerte encore Sels (27e). Il faudra attendre la... 45e+4 pour une frappe de Maxim De Cuyper, qui passe de peu à côté. 

...mais Lukebakio marque encore des points 

Fort heureusement, un homme, pas très en vue en première période, a toujours la solution au bout du pied : Dodi Lukebakio inscrit... une nouvelle frappe "à la Robben", sur la première remontée de terrain réussie de l'entrejeu belge (46e, 1-1). De quoi mettre un coup sur la tête du Mexique dès l'entame de la seconde période. 

Le match a un autre visage, même si Witsel perd encore un ballon au profit de Quiñones qui aurait pu coûter cher. Nathan Ngoy est vraiment dans son match, au contraire de De Winter. Et surtout, à l'heure de jeu, Garcia fait rentrer la cavalerie lourde : Onana, Doku et De Ketelaere viennent renforcer les Diables. 

Lucas Stassin, lui, doit atteindre le dernier quart d'heure pour enfin faire ses grands débuts. L'une de ses premières actions, en décrochage, amène une occasion sur un centre signé Meunier (81e), mais le joueur de Saint-Etienne n'aura pas le 1-2 au bout du pied lui-même. 

Le constat final sera simple : le onze qui a débuté le match n'était pas à niveau, surtout sans automatismes - et les "stars" montées au jeu, si elles auront amené du calme dans la baraque, n'auront pas forcé leur talent, fin de trêve et reprise de championnat proche obligent. Bref : peu d'enseignements, si ce n'est que Dodi Lukebakio a peut-être bien pris l'ascendant sur Alexis Saelemaekers... 

Plus de news