"C'est une véritable honte" : la Ville de Bruxelles furieuse après les dégradations au Stade Roi Baudouin

La finale de Coupe de Belgique a été chaotique au Stade Roi Baudouin. Le vandalisme a gâché le sacre de l'Union Saint-Gilloise contre Anderlecht. La Ville de Bruxelles a publié un communiqué cinglant.

Le Stade Roi Baudouin a subi plusieurs dégradations pendant la finale de la Coupe de Belgique entre l'Union Saint-Gilloise et Anderlecht. Des sièges ont été arrachés dans les tribunes et différents dégâts ont été constatés. Un début d'incendie a nécessité l'intervention des secours pendant la rencontre.

Une ambiance gâchée par certains supporters

Les fumigènes, les feux d'artifice et plusieurs interruptions ont rythmé l'après-midi. Plusieurs supporters ont provoqué des dégâts matériels. La situation s'est dégradée dans certains secteurs du stade.

L'échevine des Sports de la Ville de Bruxelles en colère

Face à ces incidents, Florence Frelinx, l'échevine des Sports de la Ville de Bruxelles, a pris la parole dans un communiqué très sévère. "C'est dramatique. Un an après les dégradations inacceptables constatées lors de la précédente finale de Coupe de Belgique, nous sommes à nouveau confrontés à des scènes absolument honteuses", a-t-elle expliqué après la rencontre.

L'élue bruxelloise a détaillé les dégâts constatés dans les tribunes du Stade Roi Baudouin. "Des sièges ont été cassés, des installations ont été dégradées et un incendie a été allumé pendant le match dans la tribune d'Anderlecht. Cela n'a rien à voir avec le sport. Nous pouvons comprendre la frustration sportive. Mais rien, absolument rien, ne peut justifier que l'on démolisse un bien public", a-t-elle ajouté.

Frelinx a rappelé l'importance du stade pour le football belge. "Le Stade Roi Baudouin est le stade national et la maison des Diables Rouges. Il appartient à la Ville, aux Belges, aux supporters, aux clubs, à tous ceux qui aiment le sport. Le considérer comme un défouloir est scandaleux", a poursuivi l'échevine dans son communiqué.

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Pour elle, ces comportements dégradent l'image du football belge et des supporters respectueux présents lors des rencontres. "Le sport doit être un moment de rassemblement, de passion et de convivialité. Quand des fauteurs de troubles considèrent qu'il est normal de casser des sièges, de provoquer un incendie ou de vandaliser un stade public, ils abîment l'image de leur club, du football et de tous les supporters respectueux", a-t-elle expliqué.

Anderlecht devra payer pour les dégats

La commune de Bruxelles compte réclamer des comptes après cette soirée mouvementée. "J'enverrai la facture au club concerné. Les responsabilités doivent être assumées. Le message doit être clair : venir au stade pour soutenir son équipe, oui. Venir pour détruire un bien commun, provoquer des incendies ou faire payer les Bruxellois, non. C'est une véritable honte et cela doit s'arrêter maintenant."

Ces nouvelles dégradations rappellent les incidents survenus l'année dernière lors de la finale entre le Club de Bruges et Anderlecht. Après cette rencontre, près de 70.000 euros de dégâts avaient été constatés au Stade Roi Baudouin.

Le stade puis un métro

Plusieurs supporters anderlechtois ont endommagé des portes du métro sur le chemin du retour. La police était présente sur place afin de sécuriser les stations et calmer la situation.

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