Un désastre signé Taravel : le coach d'Anderlecht est passé à côté de sa finale

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Le RSC Anderlecht a tout donné, mais était trop court. C'est surtout Jérémy Taravel qui émerge comme le grand perdant de la soirée.

C'était son moment. Jérémy Taravel a été chercher cette finale avec les tripes : à peine nommé entraîneur intérimaire du RSC Anderlecht, il réussissait ce qui reste jusqu'à présent son principal accomplissement en tant que T1, à savoir aller l'emporter largement au Bosuil et qualifier le Sporting pour la finale de la Croky Cup.

Maintenu en poste en bonne partie à cause des circonstances mais aussi grâce à cet événément fondateur, Taravel n'a depuis plus vraiment connu de moments de grâce. Mais cette finale, elle était sienne : contrairement à... David Hubert, qui exorcise un sacré démon face à son ex-employeur, lui n'a pas été viré comme un malpropre avant de pouvoir la disputer. 

Taravel a multiplié les erreurs 

Et voilà que ce qui aurait pu être sa consécration, et un moment qu'il aurait pu chérir peu importe l'avenir que lui réserve Antoine Sibierski, a été son plus gros échec depuis qu'il est en poste. Dès le coup d'envoi, on se pose des questions : pourquoi Mihajlo Cvetkovic, excellent en pointe depuis des semaines, est-il relégué sur le flanc ? Pourquoi Adriano Bertaccini, très bon à La Gantoise, est-il sur le banc ?

 

Pourquoi fallait-il absolument qu'un Thorgan Hazard hors-forme dans ces Playoffs débute le match, qui plus est dans ce rôle sacrifié de faux 9 entre les trois bouledogues de l'Union ? Le fait que Hazard ait été décisif sur le 1-1 ne suffit pas à compenser son match poussif. 

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Et en cours de match ? La différence s'est faite depuis le banc, dans les deux sens. Jérémy Taravel ne peut pas être désigné coupable de la faiblesse de certains joueurs (Sikan, Kanate), alors que Hubert voyait Fuseini et Rodriguez faire exploser la défense anderlechtoise. Mais sortir Marco Kana, son meilleur milieu de terrain, pour un Verschaeren encore une fois très faible, c'est sa décision. Laisser Hazard si longtemps sur la pelouse aussi. 

Visiblement, son discours à la fin du temps réglementaire n'a pas non plus réussi à régler un problème récurrent : le manque de concentration en début de mi-temps - jusqu'ici, c'était en début de première ou de deuxième ; c'était cette fois en début de "troisième". Et en guise de cerise sur le gâteau, il y avait ce tacle quasi-frontal d'Adriano Bertaccini à son égard, qui sous-entendait que plusieurs joueurs étaient frustrés par la gestion du coach. Une journée à oublier pour Taravel, et ce sous les yeux d'Antoine Sibierski, une fois de plus sur le banc avec le staff comme un directeur d'école en inspection du travail d'un de ses professeurs...

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