L'exemple de Duranville doit faire réfléchir Nathan De Cat : un départ, vraiment ?

© photonews

Nathan De Cat est sorti en larmes jeudi dernier face à Saint-Trond. La réaction d'un adolescent qui semble s'apprêter à faire ses adieux à son club formateur, à sa maison. Mais si son entourage lui veut du bien, il y réfléchira à deux fois.

Nathan De Cat connaît bien Julien Duranville. Nous ne sommes pas dans l'intimité des deux jeunes garçons, mais cela semble évident : tous deux passés par Neerpede, ils sont surtout liés par des liens familiaux étant donné que la petite amie de De Cat est Sarah Duranville, soeur de "Juju l'éclair". 

On ne peut donc espérer qu'une chose : que lors d'un éventuel repas de famille ou d'un appel avec son beau-frère, Nathan De Cat ait écouté ce qu'avait à dire Julien Duranville sur son expérience depuis qu'il a quitté le Borussia Dortmund. Expérience qui a été, il faut dire les choses telles qu'elles sont, désastreuse.

Cet été, Duranville devrait en effet quitter Dortmund, trois ans et demi après y avoir signé... et en y ayant cumulé 27 apparitions pour l'équipe A. Parmi ces 27 bouts de matchs, 4 titularisations seulement. Le corps du jeune ailier explosif et surdoué techniquement ne l'a jamais vraiment laissé tranquille, et quand il semblait enfin fit , son entraîneur Niko Kovac l'a laissé de côté, lassé.

Nathan De Cat est-il prêt ? 

Après un prêt au FC Bâle que les optimistes qualifieront d'encourageant mais qui n'était, dans les faits, pas spectaculaire, Julien Duranville va donc quitter le Borussia cet été par la petite porte. Un retour au Lotto Park sera certainement encore dans les tuyaux, mais ce serait un constat d'échec total, et plus de trois années perdues. 



{READALSO}

Nathan De Cat serait bien inspiré d'en tirer des leçons. Certes, le profil du grand échalas est bien différent de celui de Duranville : au contraire de ce dernier, De Cat est plutôt costaud, n'hésite pas à aller au contact quand il le faut. Mais à son poste, il ne manquerait plus que ça. Surtout : à son poste, il trouvera du répondant, que ce soit en Allemagne ou en Angleterre. Et on l'a vu cette saison : quand l'adversaire répond, De Cat a encore tendance à s'éteindre et sortir de son match. Normal, à 17 ans. 

Car c'est bien le problème : à 17 ans, Nathan De Cat ne devrait pas sortir en larmes à la fin d'un match parce qu'il s'attend à quitter son club formateur. Le RSC Anderlecht ne devrait pas se retrouver dans la situation où il doit absolument vendre un grand talent ou le perdre gratuitement en 2027 : cette affaire de contrat aurait dû être réglée bien plus tôt.

Elle peut encore l'être, et tout le monde aurait à y gagner : De Cat, dont les Playoffs calamiteux ont prouvé qu'il n'était pas encore prêt pour le top. Anderlecht, qui n'en tirera certainement pas une somme optimale cet été si le prodige arrive en fin de contrat en 2027 et après de telles prestations, d'autant que De Cat n'a pas été repris par Rudi Garcia. Le football belge, qui éviterait de voir un nouveau grand talent se perdre après Julien Duranville mais aussi Arthur Vermeeren, partis trop tôt, pour ne citer qu'eux.

Et enfin, parce qu'on sait que c'est aussi eux qui ont la clef : le management du joueur, qui devrait voir les choses sur le long terme. Oui, Nathan De Cat peut être une mine d'or, financière comme sportive. Mais le filon s'épuisera vite s'il est mal exploité... 

Plus de news