L'Angleterre tenue en échec par le Ghana : "C’est l’une des performances défensives les plus physiques"
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L'Angleterre et le Ghana se sont quittés dos à dos ce mardi soir. Malgré une nette domination anglaise, les Black Stars ont tenu en échec les Three Lions sur un score nul et vierge (0-0).
Face à un bloc ghanéen bien en place, l'Angleterre n'a pas réussi à trouver la faille. La nation s'est montrée moins convaincante que lors de son premier match, remporté 4-2 contre la Croatie.
En première période, les hommes de Thomas Tuchel ont tenté de percer la défense ghanéenne, mais sans véritable succès. Et c'est le moins que l'on puisse dire. À la pause, le constat était clair : 0 tir cadré tenté, une première dans ce Mondial 2026, rapporte Opta. Les Anglais ont dominé avec un taux de 78 % de possession dans ce premier acte, mais sans pour autant inquiéter le portier adverse Benjamin Asare.
L'Angleterre ne trouve pas la faille
À la 57e, une frappe de Noni Madueke a été repoussée par la défense ghanéenne, avant qu'Anthony Gordon ne prenne aussi sa chance avec une frappe depuis l'entrée de la surface de réparation. La tentative du nouveau joueur du FC Barcelone a cependant été facilement captée par Benjamin Asare.
À la 67e minute de jeu, Prince Adu est parti dans le dos de la défense anglaise avant de percuter Jordan Pickford. L'arbitre a cependant donné une faute en faveur des Anglais. Une action qui fera parler, l'intervention du gardien anglais n'étant pas vraiment maîtrisée.
Pickford fait une sortie hasardeuse, ne touche pas la balle et percute Prince Adu qui continue sa course vers le but, le ballon ne change pas de trajectoire et est encore dans la course de l'attaquant. Ça devait être une faute pour le Ghana.
— Ballon Rond (@ballonrondfc) June 23, 2026
C'est un mauvais arbitrage en faveur… pic.twitter.com/49AU02Gr4j
Harry Kane a ensuite tenté de trouver l'ouverture. Le buteur anglais a tenté sa chance aux abords de la surface de réparation, mais sa frappe à ras de sol a été stoppée par le portier ghanéen (69e).
Le Ghana proche d'ouvrir le score
Le Ghana a ensuite bien failli surprendre l'Angleterre. Prince Adu est parti dans la profondeur en un contre un face à Jordan Pickford, mais un retour très limite d'Ezri Konsa a permis aux Anglais de ne pas encaisser (79e).
La plus grosse possibilité anglaise est survenue à quatre minutes de la fin du temps réglementaire (86e). Peu de temps après une nouvelle tentative anglaise via Bukayo Saka, Reece James centre pour Anthony Gordon, qui a trouvé la barre. Le ballon est ensuite revenu dans les pieds d'Harry Kane, qui a placé le ballon au-dessus du but.
Ce résultat arrange évidemment bien plus le Ghana que l'Angleterre. Les deux formations ont désormais quatre unités et sont donc presque déjà mathématiquement qualifiées pour les seizièmes de finale de la compétition.
Les mots de Thomas Tuchel
Thomas Tuchel était évidemment déçu du résultat après la rencontre. Le tacticien allemand s'est exprimé en conférence de presse : "On a essayé de percer la défense serrée du Ghana, mais ils ont défendu avec beaucoup de détermination et de discipline. C’est l'une des performances défensives les plus physiques que j’ai pu voir, ils courent vite, sont forts dans les contacts, difficiles à déborder en un contre un… On aurait eu besoin d’un tir contré ou d’une erreur de leur part, mais ils n’ont pas commis cette erreur. Je pense, et je le redis : on joue dans l’un des groupes les plus difficiles de ce Mondial."
Un nul au goût de défaite pour l'Angleterre ? Peut-être pas tout à fait, mais en tout cas pour le Ghana, c'est peut-être bien un nul au goût de victoire. Thomas Tuchel en est conscient : "Ils visaient les quatre points. Ils ont célébré le résultat comme une victoire alors que l’on était déçus, on voit clairement quelles étaient les ambitions de départ. Ça n’est pas une critique : c’est le format de la compétition."
"Je sais que c’est un match complètement différent du premier, mais quand vous ne trouvez pas d’espaces contre une équipe si resserrée, ça peut être difficile à regarder. Et sûrement pas aussi excitant que regarder deux équipes offensives. Vous savez, il faut être deux pour danser le tango", a-t-il conclu.