Le rêve est terminé pour Hugo Broos : l'Afrique du Sud est éliminée par le Canada

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Dans un match qui n'a pas atteint des sommets, le Canada a su faire preuve de patience pour venir à bout de "Bafana Bafana" organisés, mais attentistes. Le but d'Eustaquio, au début des arrêts de jeu, a libéré tout un peuple qui s'offre le plus beau résultat de son histoire en Coupe du monde.

Pour le premier match en phase à élimination directe de leur histoire en Coupe du monde, le Canada et l'Afrique du Sud ont joué avec le frein à main. Les "Canucks", qui malgré leur statut de pays hôte, devaient jouer sur le sol américain ont pris le jeu à leur compte et se sont créés l'essentiel des occasions, alors que les "Bafana Bafana" d'Hugo Broos restaient sur leur plan du tournoi en attendant leur adversaire et en espérant le contrer à la moindre approximation.

C'est pourtant Mokoena qui est le premier à frapper dès la 6e minute. Un tir des 25 mètres qui manque depuissance et que Maxime Crépeau peut repousser sur sa droite. 

Le Canada va ensuite prendre le jeu à son compte et se créer la première belle possibilité peu après le quart d'heure. Un corner de Millar trouve Jonathan David dont la reprise de volée du droit passe de peu à côté du poteau gauche de Williams. 

Possession mais manque de pressing

Les hommes de Jesse Marsch continuent de mettre la pression et, sur un coup-franc à 30 mètres, Eustaquio trouve la tête de Cornelius, seul devant le but. Mais sa reprise manque de puissance.

Peu après la demi-heure, Oluwaseyi frappe en pivot depuis le coin gauche de la surface, mais son tir est bloqué par le gardien de l'Afrique du Sud devant sa ligne. Mais globalement, malgré 60% de possession, le Canada peine à faire frémir les "Bafana Bafana". Si bien que le manque de pressing des "Canucks" leur vaut quelques coups de sifflet du stade de Los Angeles.

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Les "Canucks" réclament un pénalty

Juste avant la pause, le Canada décide d'hausser le ton et donner quelques sueurs à Hugo Broos. Uncorner d'Eustaquio arrive sur la tête de Bombito et Modiba repousse le ballon à même la ligne avant que la frappe de Buchana ne soit repoussée par le gardien de l'Afrique du Sud.

Viendra ensuite la phase litigieuse de ce match. Laryea est fauché par Mudau dans la surface, mais ce dernier effleure le cuir du bout du pied. L'arbitre ne bronche pas, au désarroi de Canadiens furibards.

Les alertes s'enchaînent et Promise trouve le poteau

Dans le deuxième acte, le scénario se répète et le Canada va manquer quelques belles possibilités. Tout d'abord à la 65e quand Oluwaseyi s'échappe en profondeur et voit sa frappe du gauche détournée par Williams. Jonathan David pensait pouvoir pousser la balle au fond mais Mbokazi intervient in extremis pour repousser le danger.

Ensuite, aux 76e et 78e, la menace se précise. Bien lancé par Alphonso Davies qui disputait ses premières minutes dans ce Mondial, l'Unioniste Promise David voyait sa frappe frôler le poteau. D'un David à un autre, puisque l'autre, Jonathan, voyait sa frappe puissante être repoussée par le gant ferme de Ronwen Williams.

Mais que fait Appolis ? La libération pour le Canada par la suite

Mais alors que les prolongations se précisent, Appollis est à deux doigts de doucher le public canadien. Le Sud-Africain n'est pas attaqué à 30 mètres et s'avance pour frapper après avoir éliminé Eustaquio. Sa tentative est détournée par Crépeau grâce à une belle parade sur sa gauche.

Stephen Eustaquio va ensuite libérer tout un stade alors que l'on entrait dans les arrêts de jeu. Sigur centre dans la surface mais la défense sud-africaine repousse le ballon à l'entrée du rectangle où se trouve le milieu de terrain de Los Angeles FC dont la frappe vient à bout de Ronwen Williams (90'+1, 1-0).

La der d'Hugo Broos

Plus talentueux, le Canda se qualifie donc logiquement pour les 1/8e de finale, soit le meilleur résultat de son histoire, alors qu'avant le coup d'envoi de ce Mondial, les "Canucks" n'avaient jamais remporté un match.

L'issue est cruelle pour Hugo Broos, entraîneur doyen du tournoi, dont c'était le dernier match sur un banc avant une retraite bien méritée. L'homme de 74 ans a réussi aussi à mener l'Afrique du Sud au meilleur résultat de son histoire en Coupe du monde. Un épilogue bien mérité pour celui qui, sur le banc, a remporté deux titres de champion avec le Club de Bruges, un avec Anderlecht et surtout une Coupe d'Afrique des nations avec le Cameroun, en 2017.

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