Exclusif - Lorenzo Staelens : "Le football me manque, mais je ne suis pas sûr d'y revenir"
Alessandro Schiavone
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Lorenzo Staelens : "Le football me manque, mais je ne suis pas sûr d'y revenir"

Exclusif - Lorenzo Staelens : "Le football me manque, mais je ne suis pas sûr d'y revenir"
Photo: © photonews

Lorenzo Staelens n'a plus entraîné depuis 2019 et la disparition de Lokeren, où il était assistant. L'ancien coach de Knokke, du Cercle de Bruges et de Mouscron ne sait pas s'il reviendra un jour sur un banc.

Walfoot a pu s'entretenir avec Lorenzo Staelens (57 ans), qui reste éloigné des bancs d'entraîneur depuis deux ans maintenant et la fin du Sporting Lokeren où il était entraîneur adjoint de Glen De Boeck, l'homme avec lequel il a le plus travaillé dans sa carrière. Et l'ancien Diable Rouge ne sait pas s'il a encore l'envie de coacher. 

Mr Staelens, bonjour. On peut se demander si après tant d'années dans le football, d'abord en tant que joueur de haut niveau et Diable Rouge, puis en tant que coach, le terrain et l'attention médiatique ne vous manquent pas ? 

Le football me manque, ça oui. C'est toute ma vie, même si en tant qu'entraîneur, ça n'a pas été aussi ... simple qu'en tant que joueur. Mais maintenant, je fais autre chose et quand je me pose la question : veux-je revenir dans le football ? Je n'en sais rien. 

Ce n'est plus votre objectif ?

Non, tout a changé dans le football. Actuellement, ce n'est que du business. 

Staelens - De Boeck
© photonews

Il y a quelques mois, vous disiez qu'il fallait être un "yes-man" pour réussir dans le football actuellement ... 

Pour moi, un coach, c'est quelqu'un qui doit regarder son noyau et en tirer le maximum, en faisant des résultats avec ce qu'il a. Mais bien trop souvent, certaines personnes au sein d'un club, les dirigeants essaient d'imposer leurs idées, demandent de mettre l'un ou l'autre joueur. Ca n'est pas comme ça que ça devrait se passer, si tu choisis un entraîneur, tu le laisses travailler. Si tu n'es pas content, tu le vires. Mais prendre les décisions à sa place ? Hors de question. 

C'est arrivé durant votre carrière, que des présidents insistent pour imposent des idées ou des joueurs ? 

Oui, oui, oui (nda : Staelens avait notamment évoqué cette situation à Mouscron, où un responsable voulait que son fils joue en lieu et place de Selim Amallah, ainsi qu'à Alost où le président souhaitait voir son fils aligné au back gauche alors qu'il n'avait pas le niveau). Je ne voulais pas de ça, mais le problème est que si tu refuses, tu te refuses rapidement avec le couteau sous la gorge en cas de mauvais résultats derrière. 

Et quand on vous laisse faire, quelles sont vos idées ? (rires)

Mon idéal, c'était d'adapter les schémas tactiques à la qualité que tu as dans l'équipe, pas changer en fonction de l'adversaire. Si tu n'as pas les joueurs pour jouer en 4-4-2, tu dois jouer selon les qualités de ton noyau. Et pas en fonction de ce qu'on te demande (sourire). Mais je ne suis pas quelqu'un qui reste braqué sur ses idées, parce que tes idées doivent s'adapter aux qualités de ton noyau. 

Sur un ton moins grave, si vous deviez donner un 11 de légende des Diables Rouges, avec vous en défense centrale bien sûr, quel serait-il ? 

(rires) Je ne vais pas prendre de joueurs de la génération "dorée", sinon, je devrai enlever bien trop de mes anciens équipiers. Car alors, je mettrais Kompany, De Bruyne, Lukaku, Hazard ou Vertonghen. 

En ne prenant en compte que ceux avec qui j'ai pu jouer, je ferais donc un 4-4-2 : Preudhomme, Deflandre, Demol, Staelens, Borkelmans ; Scifo, Van der Elst, Ceulemans, Goor, et Degryse-Nilis devant. 

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