"Soirée de merde. Soirée honteuse" : l'OM a-t-il sous-estimé Bruges ? Mehdi Benatia ne mâche pas ses mots

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Mehdi Benatia, le directeur football de l'OM, s'est présenté en zone mixte à notre micro après l'élimination du club français de la Ligue des champions. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'a pas mâché ses mots.

L'ancien joueur évoque un sentiment de honte : "Soirée de merde. Soirée honteuse, même. Quand tu es dans un club comme celui-ci, tu peux perdre des matchs comme à Madrid, à Lisbonne, mais pas comme ce soir (mercredi)."

"C’est un problème récurrent, en championnat, on a parfois expliqué ça par un manque de motivation. Contre des équipes qui semblaient inférieures, on a vu qu’on n’était pas à 100 %, on passait souvent à la trappe."

Mehdi Benatia demande pardon : "Le football, même avec de grands joueurs, il faut le respecter. Ce soir, la seule chose à faire, c’est demander pardon. Pardon aux supporters et à tous ceux qui font des sacrifices pour ce club. J'espère que les joueurs sont conscients que c’est une faute professionnelle."

Indigne de l’Olympique de Marseille ?

"Parce que dans ma carrière, j’ai perdu beaucoup de matchs, mais rarement avec ce sentiment de honte", a-t-il pointé. "Prendre six buts en deux matchs. On a rapidement suivi les résultats, mais ce soir, on n’a même pas mérité. Quand tu regardes le match de Lens, au Koweït conte Paris, Newcastle."

"Je continue de penser et de dire que l'équipe est forte. On a fait un très bon match contre Lens. L'OM a été plus fort que Lens, on l'a prouvé, c'était une victoire logique. Aujourd'hui, tu fais un match comme ça contre une équipe de 20-22 ans de moyenne d'âge, t'es là, tu ne gagnes pas un duel."

On savait que Bruges allait attaquer fort

Il ne veut pas remettre la faute sur l'entraîneur Roberto De Zerbi : "C’est trop facile de dire que c’est la faute du coach. On change un entraîneur plus vite que vingt joueurs, mais il faut être honnête. Moi j'assiste aux causeries, on savait que c'est une équipe qui allait attaquer fort, qui démarre fort, capable de marquer 3-4 buts dans le premier quart d'heure, qui peut aussi concéder."

"Quand il y a un joueur dans la surface et qu’on est quatre à le regarder, ce n’est pas la faute du coach. Moi, je prends ma part de responsabilité, mais certains doivent aussi faire un vrai examen de conscience."

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