Trois générations de Vanheusden à Sclessin : "Le plus difficile, ça a été de lui annoncer que j'arrêtais"

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Dimanche dernier, Zinho Vanheusden était à Sclessin pour donner le coup d'envoi du Clasico. Son amour pour le Standard demeurera jusqu'au bout.

Ressentir l'adrénaline d'un stade comble, un moment qui manquait à Zinho Vanheusden, retraité depuis trois mois : "C'était un moment fantastique. Je m'y sens comme à la maison. C'est un lien particulier après avoir supporté le club depuis tout jeune et en avoir défendu les couleurs pendant des années".

Il était accompagné de son fils, âgé de 15 mois : "Je suis maintenant père, et ça implique une certaine responsabilité. Je ne veux plus jouer avec mon corps. Le choix d'arrêter s'est révélé être l'un des meilleurs. Je peux à nouveau respirer. Je ne dois plus me lever chaque jour avec des douleurs de partout, des doutes quant à savoir si je serais en état de m'entraîner".

— DAZN Belgique (@DAZN_BEFR) February 1, 2026

Sa décision a pourtant été lourde : "Le plus dur, ça a été de l'annoncer à mon père (Johan Vanheusden, lui-même ancien joueur pro). Parce qu'il venait voir tous les matchs, il m'a toujours soutenu et me conduisait à chaque entraînement. Je sais que je l'ai rendu très fier, mais qu'il en a aussi beaucoup souffert".

"A sept ans, j'étais assis en tribune à côté de lui au Standard. Si on m'avait dit que je disputerais un jour 100 matchs sous ce maillot, que j'en serais le capitaine, que je serais appelé chez les Diables Rouges, je ne l'aurais pas cru", poursuit-il.

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Marqué à vie par ces moments de désarroi

Vanheusden prend les choses avec philosophie après avoir dû se faire aider psychologiquement : "Si tu m'avais dit ça à 18, 19 ou 20 ans, je n'aurais jamais cru que ça pouvait marcher. J'étais si en colère. Tu te demandes : pourquoi moi ? Cela t'aide à repenser selon d'autres schémas".

Des schémas qui l'ont aidé à surmonter des situations très pesantes : "Les trois premiers mois après la naissance de mon fils, je ne pouvais pas le prendre dans mes bras parce que j'avais été opéré du dos. Ce sont des moments qui te font réfléchir".

Aujourd'hui, Zinho Vanheusden est en paix avec lui-même : "Je n'ai pas regretté une seule minute. Je suis reconnaissant pour tout ce que j'ai eu la chance de vivre. Ce qui fait mal, c'est qu'il y avait encore plus en moi".

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