12,2 millions pour les successeurs de Dolberg : le chantier qui pourrait être fatal à Olivier Renard
Photo: © photonews
Olivier Renard risque d'être à son tour remis en question ces prochains jours. Le directeur sportif a déjà eu trois mercatos pour construire un Anderlecht plus fort, mais... on en est très loin.
Revenons un instant au mercato estival. Soudainement, Anderlecht avait besoin d'argent car le club n'avait encore rien vendu. La solution trouvée par Olivier Renard : vendre Kasper Dolberg à l'Ajax pour 10 millions d'euros.
Le meilleur attaquant qu'Anderlecht possédait, intrinsèquement un homme capable de faire la différence à lui seul. Faisons le point sur ce qui a été fait avec cet argent - et celui de Simic (6 millions). Adriano Bertaccini a été recruté pour 5 millions, Ilay Camara pour 4,5 millions, Mihajlo Cvetkovic pour 3,2 millions, Nathan Saliba pour 2 millions et Enrick Llansana pour 1 million. Cet hiver, 4 millions supplémentaires ont été investis dans Danylo Sikan.
Mon royaume pour un buteur
Cela fait 12,2 millions pour des attaquants. A ce prix-là, autant garder Dolberg. Car la plus-value de ces trois joueurs n'est vraiment pas comparable à celle du Danois. Même s'il voulait lui-même rejoindre l'Ajax et se sentait moins heureux dans le système de Besnik Hasi. Tout aussi douloureux : le meilleur buteur actuellement sous contrat avec Anderlecht n'évolue pas au club, il s'agit de Keisuke Goto, qui permet à Saint-Trond d'être mieux classé que le Sporting.
Cvetkovic et Llansana ne sont que des remplaçants, Camara a été plus souvent blessé qu'il n'a joué et Saliba n'a pas encore vraiment convaincu. Sans parler des prêts coûteux d'Ilic et Özcan, qui ont à peine été utilisés.
Le bilan d'Olivier Renard n'apparaît donc pas très reluisant. Comme si la coupe n'était pas assez pleine, il apparaît encore comme le choix de l'ex-président Wouter Vandenhaute. Un regard objectif et il n'est pas difficile de constater que l'équipe s'est affaiblie techniquement et tactiquement par rapport à la saison dernière.
Des circonstances atténuantes
Pour sa défense : il a également hérité d'un beau gâchis de son prédécesseur, Jesper Fredberg. Ce dernier a distribué quelques contrats coûteux à des joueurs qui ne jouent plus ou quasiment plus. Les supporters peuvent reprocher à Renard de ne pas s'être débarrassé de Verschaeren, Rits, Foket et Flips, mais n'importe quel directeur sportif vous le dira : c'est tout sauf un jeu d'enfant avec ces salaires élevés. Et cela pèse également sur le budget dont il dispose.
Besnik Hasi a payé l'addition, mais Renard apparaît également comme remis en question. Si cela se confirme, Anderlecht ne sera pas loin de repartir de zéro. Les directeurs sportifs continuent en effet d'hériter du chaos de leurs prédécesseurs. La stabilité apparaît à chaque prise de parole dans les hautes sphères du club. Mais personne ne peut encore se targuer de l'avoir ramenée.
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