"Classe mondiale", "je fonds en larmes si je l'affronte" : Jeremy Doku affole l'Europe à trois mois du Mondial

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Malgré l'élimination de Manchester City, Jeremy Doku a envoyé un message à tous les suiveurs du football européen : il sera assurément l'un des joueurs à suivre lors de la prochaine Coupe du monde. Un joueur frisson, intenable sur son côté gauche.

Aucune action décisive sur les deux matchs face au Real Madrid en huitièmes de finale (malgré 1,1 'expected assists'), un petit but et trois passes décisives depuis le début de la campagne de Ligue des Champions : les statistiques de Jeremy Doku sont à l'image de ce qu'on peut encore lui reprocher : pas assez décisif dans le dernier tiers adverse.

Pourtant, les observateurs de la rencontre d'hier soir ne s'accordent pas presque unanimement pour rien : le Diable Rouge était l'un des meilleurs Cityzens sur le terrain, avec le Français Rayan Cherki et l'Ouzbek Abdukodir Khusanov, là où Bernardo Silva a été exclu en début de match pour une faute de main sur la ligne et où Erling Haaland a retrouvé le chemin des filets, en vain pour les hommes de Pep Guardiola.

Malgré l'élimination de City, Jeremy Doku a impressionné l'Europe

Dans son style caractéristique, Doku n'a pas offert une soirée facile à Trent Alexander-Arnold, avec énormément de dribbles tentés et réussis pour créer le décalage (14 sur les deux confrontations).

Au sein d'une équipe qui ne semble plus se trouver, et dont plusieurs titulaires sont assurément trop courts pour de tels grands matchs, l'ancien Anderlechtois a su épater, en témoignent les commentaires des suiveurs des deux camps sur les réseaux sociaux.

"Si je suis latéral droit et qu'on me dit 'tu vas affronter Doku ce soir', je pense sincèrement que je fonds en larmes", écrit un internaute. "Doku est de classe mondiale. Je m'en fous de ses statistiques, c'est un footballeur incroyable", écrit un autre. Si Manchester City n'a pas fait le poids sur les deux matchs face au Real Madrid, Jeremy Doku a, lui, confirmé sa place parmi les meilleurs ailiers du globe à l'heure actuelle.

Pas toujours aligné par Pep Guardiola, qui cherche la bonne combinaison offensive depuis la fin de l'été, le numéro 11 des Skyblues a indéniablement pris une ampleur différente depuis son arrivée outre-Manche, en témoigne aussi sa campagne de qualification à la Coupe du monde où, en l'absence de nombreux cadres, il a su assumer un statut de leader technique et, cette fois, répondre sur le plan statistique.

Une grande Coupe du monde pour encore passer un cap ?

Si l'on parle habituellement de Courtois, De Bruyne et Lukaku comme les joueurs de classe mondiale de notre équipe nationale sur lesquels il faut impérativement miser, Jeremy Doku atteint aujourd'hui un niveau tel qu'il peut aussi revendiquer une place parmi cette colonne vertébrale, malgré, bien sûr, un palmarès encore inférieur qui s'acquerra au fil des années. Il est le seul de la nouvelle génération des Diables à se trouver dans cette position.

Une aubaine, donc, à quelques mois de la Coupe du monde. Mais la rencontre d'hier, mais aussi le match aller face au Real Madrid ont aussi montré les lacunes que doit encore combler Jeremy Doku pour se rapprocher des tout meilleurs joueurs du monde : son manque de buts, premièrement, mais aussi sa dernière passe, qui ne trouve pas toujours preneur dans le rectangle, ou qu'il donne souvent en dehors des seize mètres.

Quoi qu'il en soit, Jeremy Doku sera assurément l'un de nos joueurs que les adversaires suivront de près à la Coupe du monde. L'ailier gauche de 23 ans devra s'attendre à un marquage serré et à des doubles couvertures, mais cela libérera au moins de l'espace pour les autres Diables, qui pourront en profiter. Et s'il parvient à s'en sortir pour livrer un grand tournoi mondial, le "ket" de Neerpede aura alors franchi un cap supplémentaire dans sa carrière.

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