En dessous de tout une mi-temps, Anderlecht réagit bien, mais trop tard pour faire trembler Bruges

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On a eu droit à deux mi-temps totalement différentes ce lundi de Pâques à Bruges : une lors de laquelle Anderlecht s'est fait sonner les cloches, et l'autre bien plus équilibrée - voire même à l'avantage des Mauves. Le Club, cependant, n'a pas craqué.

Peut-être était-on un peu biaisé par le 4/6 réussi par le RSC Anderlecht en phase classique face au Club de Bruges, mais on ne s'attendait en tout cas pas à assister à un tel spectacle en ce lundi de Pâques au Jan Breydel. C'est bien simple : il y avait un monde d'écart entre le Club et le Sporting, et ce dès les premières minutes de jeu.

La première percée brugeoise amène en effet une... triple occasion pour Bruges, via Kyriani Sabbe qui va vivre une après-midi de rêve. Hey, puis Augustinsson par deux fois sauveront le ballon sur la ligne - le seul véritable fait d'armes des Scandinaves (3e). Coosemans capte ensuite une tête d'Onyedika (6e). 

Hans Vanaken, au milieu de terrain, rayonne, visiblement bien remis de sa petite blessure ; une ouverture délicieuse va chercher Tzolis, qui décale Kyriani Sabbe dont la frappe nettoie la lucarne de Coosemans (15e, 1-0).

La promenade de Vanaken va continuer : bien trouvé dans l'intervalle, il remonte quarante mètres sans parvenir à conclure (20e). Il offrira ensuite un petit festival dans le rectangle, mais Coosemans s'interposera (28e). Sur le corner suivant, Aleksandar Stankovic n'a qu'à profiter du marquage léger de Degreef pour faire le break de la tête (29e, 2-0). 

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Anderlecht est si faible que même quand Bruges laisse le ballon à l'adversaire, un but tombe : c'est d'une phase de possession bruxelloise que, sur une perte de balle d'Augustinsson, Tresoldi va chercher Christos Tzolis qui se joue de Hey et fait 3-0 (37e). Le quatrième suit presque : Forbs, très en jambes, trouve encore Sabbe en retrait dont la frappe passe au-dessus (41e). La messe semble tout de même dite à la pause.

Anderlecht réagit bien après la mi-temps 

On se demandait si Bruges reviendrait sur la pelouse aussi affamé qu'en première période, et la réponse sera non. Après dix bonnes minutes lors desquelles les Gazelles ne parviennent pas à planter le quatrième, malgré quelques gestes techniques qui traduisent une certaine suffisance, le RSCA, emmené par un très bon Mihajlo Cvetkovic, va sortir la tête de l'eau.

Le Serbe envoie la première frappe cadrée de son équipe (54e), mais surtout, il trouve ensuite Degreef dans l'axe ; Mignolet repousse mal la frappe de ce dernier et Thorgan Hazard suit pour réduire l'écart (55e, 3-1). Le portier brugeois, qui a récemment annoncé sa retraite et vivra donc des Playoffs très spéciaux, n'est pas tout blanc sur ce but. 

C'est d'ailleurs du même angle que Cvetkovic, encore lui, force Mignolet à un nouvel arrêt compliqué (68e) tandis que Bruges a à peu près arrêté de jouer. Seys, notamment, vit une seconde période de cauchemar. Vermant, monté au jeu, a du mal à se montrer aussi dangereux que Tresoldi. Les occasions se multiplient... pour Anderlecht : Hazard force Mignolet à une claquette (82e). Coosemans, dans l'autre sens, est attentif sur la seule grosse occasion brugeoise en seconde période, devant Seys (85e).

Dans les arrêts de jeu, le Jan Breydel se met même à gronder - et trembler : lancé en profondeur, Mihajlo Cvetkovic, auteur d'une seconde période de très haut vol, plante le 3-2 (90e+1). Le scénario fou semble plausible, mais une perte de balle de Coba Da Costa permet à Tzolis d'aller offrir le 4-2 à Romeo Vermant sur un plateau et faire souffler le Club de Bruges (90e+4). Anderlecht a sauvé l'honneur, mais Bruges reste de son côté dans la roue de l'USG.

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