Aussi grâce à la Belgique : comment le Maroc est devenu une superpuissance du football mondial

Aussi grâce à la Belgique : comment le Maroc est devenu une superpuissance du football mondial
Photo: © photonews

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Il n'y a pas si longtemps, le Maroc était considéré comme une grande nation du football africain encore très éloignée de l'élite mondiale. Aujourd'hui, cette image a complètement changé. La demi-finale de la Coupe du monde 2022 a été bien plus qu'un simple exploit sans lendemain.

La Coupe du Monde 2022 : c'était il y a déjà quatre ans. C'est aussi le moment où le Maroc s'est définitivement installé sur la carte du monde comme nouvelle puissance du football. Et cette évolution n'a rien d'un hasard. Ces dernières années, le pays a réformé et professionnalisé l'ensemble de sa structure footballistique.

Des talents formés dans l'élite européenne

La Fédération Royale Marocaine de Football a massivement investi dans les infrastructures, la formation des jeunes et le scouting. En parallèle, le Maroc a réussi à tisser un lien particulièrement fort avec sa diaspora en Europe. Des jeunes formés dans des clubs de premier plan en Belgique, en France, aux Pays-Bas et en Espagne se sentent aujourd'hui à nouveau fortement connectés au Maroc. Résultat: l'équipe nationale dispose d'un vivier de talents énorme.

Le constat est impressionnant. Non seulement l'équipe A fait désormais partie du gratin mondial, mais les sélections de jeunes dominent de plus en plus souvent leurs homologues. Le Maroc fait face aujourd'hui à un luxe rare : il y a tout simplement trop de talent.

La situation de Zakaria El Ouahdi l'illustre parfaitement. Le latéral droit du KRC Genk est actuellement considéré comme le meilleur à son poste dans le championnat belge et a choisi consciemment le Maroc. Pourtant, il n'est même pas assuré d'une place dans la sélection définitive pour la Coupe du monde du sélectionneur Mo Ouahdi, bien connu du centre de formation d'Anderlecht, qui annoncera son groupe le 26 mai. Cela en dit long sur l'intensité de la concurrence chez les Lions de l'Atlas.

L'ascendant par rapport à la fédération belge

Et El Ouahdi est loin d'être le seul binational aux racines belges à avoir opté pour le Maroc. Chemsdine Talbi a lui aussi tranché en faveur du pays de ses ancêtres malgré un intérêt concret de la Belgique. L'ailier du Club Bruges a déjà été appelé pour la première fois en équipe A en mars 2025, pour les matches de qualification au Mondial contre le Niger et la Tanzanie. Talbi est vu comme l'une des prochaines grandes armes offensives du pays.

Ayyoub Bouaddi a lui aussi récemment officialisé son choix. Le grand espoir de Lille a été international français chez les jeunes pendant des années, et même capitaine des Espoirs, mais a finalement décidé de représenter le Maroc. Une victoire symbolique majeure pour la fédération marocaine, car Bouaddi est considéré comme l'un des plus grands talents de sa génération au milieu de terrain.

Le Maroc a également convaincu Rayane Bounida. L'ancien international U21 belge est réputé pour sa créativité exceptionnelle et incarne cette nouvelle génération d'attaquants techniquement très raffinés avec laquelle le Maroc veut continuer à se renouveler.

Une stratégie réfléchie

Tout cela illustre parfaitement la force du projet marocain aujourd'hui. Là où les grandes nations européennes remportaient autrefois assez facilement la bataille des binationaux, le Maroc parvient de plus en plus souvent à convaincre les plus gros talents. Non seulement grâce au lien émotionnel, mais aussi parce que les jeunes joueurs voient que, sportivement, le Maroc est devenu une destination de tout premier plan.

Cette progression ne sort pas de nulle part. Selon le nouveau livre The Lions’ Commitment d'Abdelhamid Khalil et Eric Bon, le succès repose sur une stratégie de long terme qui va bien au-delà du football. Les auteurs décrivent comment le sport est devenu, pour le Maroc, un instrument de rayonnement international, de fierté nationale et de cohésion sociale.

Des investissements pour rester au sommet

Les images de la Coupe du monde au Qatar ont joué un rôle énorme dans cette dynamique. Les joueurs enlaçant leur mère après des victoires historiques ont fait le tour du monde et ont donné au Maroc une visibilité humaine et culturelle qui dépassait largement le cadre du sport. Cela a aussi renforcé le lien avec l'importante diaspora marocaine répartie à travers l'Europe.

Dans le même temps, le pays continue d'investir. Le Maroc a organisé la CAN en 2025 et travaille avec l'Espagne et le Portugal en vue de la Coupe du monde 2030. Nouveaux stades, infrastructures améliorées et professionnalisation accrue doivent permettre de faire de la génération actuelle non pas une exception, mais le début d'une puissance durable du football.

Alors que des joueurs comme Hakim Ziyech, Achraf Hakimi et Sofyan Amrabat ont posé les bases de l'éclosion internationale, une nouvelle génération est déjà prête. Une génération formée dans les meilleurs clubs européens, plus forte techniquement que jamais, et qui choisit le Maroc en pleine conscience.

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