"On nous appelait le cabaret" : un ancien entraîneur du Standard revient de l'enfer

Scott Crabbé, journaliste football
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"On nous appelait le cabaret" : un ancien entraîneur du Standard revient de l'enfer
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Il y a un mois, Luka Elsner a quitté le KS Cracovia. L'ancien entraîneur du Standard y a vécu une deuxième partie de saison très agitée.

Après ses six mois contrariés au Standard, Luka Elsner s'était refait une santé en vivant de très bons moments au Havre, qu'il avait emmené en Ligue 1 et ensuite stabilisé dans l'élite française. Son passage à Reims a toutefois été plus mitigé, lui valant un départ au bout de six mois.

L'entraîneur franco-slovène a rebondi en signant au KS Cracovia l'été dernier. La collaboration a bien débuté mais a pris fin d'un commun accord il y a un mois. Elsner a laissé derrière lui un véritable bourbier...qu'il n'avait pas vu venir.

Des dominos tombant les uns après les autres

La première partie de saison était presque banale en comparaison avec ce qui a suivi : "On fait la reprise avec 14-15 joueurs et le mercato se passe très mal. On vend notre numéro neuf pour trois millions d'euros à Pise. On vend aussi le vice-capitaine, on perd le capitaine à cause de ses tendons d'Achille. On ne suit pas notre plan de recrutement. Et un mois plus tard, la présidente démissionne en raison d'un désaccord avec l'actionnaire majoritaire ! On se retrouve côté sportif tout seul, sans président, sans directeur sportif", raconte Elsner au journal L'Equipe.

L'ancien entraîneur du Standard était en plein cauchemar : "Je n'ai jamais vécu ça. En octobre-novembre, j'ai quatre très bons projets qui m'appellent, dont un en MLS. Plus jeune, j'y serais allé. Là, je dis non car je veux cette stabilité. Et deux mois plus tard, la stabilité, tu peux la jeter par la fenêtre. C'est une histoire ahurissante".


Il n'avait rien vu venir : "Comment percevoir en amont un tel bouleversement ? C'est tellement hors norme... Les médias polonais nous appelaient le cabaret, parce que chaque semaine, il y avait un nouveau spectacle". Avec seulement 9 victoires en 33 matchs d'Ekstraklasa polonaise, le KS Cracovia doit encore assurer son maintien lors de la dernière journée (l'équipe de Bosko Sutalo dispose de trois points d'avance sur la zone rouge).

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